CFTC Paris | 11 novembre
2008
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11 novembre

11 novembre

A souligner une heureuse initiative d’un parti politique qui affirme la nécessité de ne pas devenir esclave de la consommation et que l’être humain porte bien d’autres valeurs que celles de la finance et du chiffre d’affaires.



Lu sur Le Figaro.fr

11 novembre : n’oublions jamais notre histoire !

Jean-Frédéric Poisson est Député des Yvelines, Président du Parti Chrétien-Démocrate.

11 novembre 1918 – 11 novembre 2014, 96 ans après l’armistice de la première guerre mondiale, que nous apprend la place du 11 novembre de notre tissu social, de notre communauté nationale?

Le conflit de 1914 à 1918 fut le premier conflit globalisé. Près de 60 millions d’hommes y furent enrôlés, 10 millions de soldats y périrent, plus de 20 millions blessés – pour beaucoup des «gueules cassées».

Notre pays, la France, a payé le prix fort: 27% des 18-27ans trouvèrent la mort dans les tranchées, l’utilisation des gaz a accru considérablement le nombre de blessés, d’hommes défigurés, meurtris.

La vie dans les tranchées, ne l’oublions pas, était terrible: le froid, la peur, l’insalubrité furent le quotidien de millions de soldats durant des semaines, parfois même des mois.

Nos villages et nos vallées connurent le vide laissé par le départ massif des hommes, et les stigmates du veuvage. En ce temps, les femmes puisèrent dans leurs forces naturelles pour assurer la place des hommes au champ, à l’usine ou au commerce.

Après 4 ans de conflits, les monuments portant à jamais le nom de nos anciens morts au front furent érigés dans les 36 000 communes de France. Ils venaient de la capitale, de Vendée, d’Ariège, de Corse ou de Bretagne et d’Outre-mer: ils ont sacrifié leur vie pour la grandeur de la France.

Aujourd’hui, 96 ans après, que reste-t-il d’eux? Quelle société avons-nous construit sur leurs tombeaux? Chemin des dames, Douaumont, Meaux, taxis de la Marne, Verdun: quelle signification ces noms ont-ils pour nos enfants?

Quel message adressons-nous à nos compatriotes actuellement engagés sous le drapeau sur des terrains de guerre, alors que nous reléguons les temps de mémoire à un moment optionnel?

Représentants du peuple, nous ceignons régulièrement l’écharpe tricolore, en n’omettant pas que le rouge sur cette écharpe signifie, aussi, le sang versé par nos compatriotes morts au champ d’honneur.

Elus du Parti Chrétien-Démocrate, nous ne pouvons nous taire, lorsque nous voyons la toute-consommation se répandre sur nos territoires au détriment de ces moments de commémoration, de transmission et de mémoire.

Pour notre part, nous défendons le rassemblement du plus grand nombre devant nos monuments aux morts: école, famille, pompiers, scouts, militaires, associations d’anciens combattants…Ensemble, sous le drapeau tricolore entonnant notre hymne national – et pour certain priant ensemble – telle est l’image que nous avons de l’unité nationale.

Au-delà de nos différences, de nos statuts sociaux, de nos clivages politiques, deux choses nous rassemblent envers et contre tout: une égale dignité humaine et la nation.

C’est pour ces raisons que le Parti Chrétien-Démocrate se mobilise en ce 11 novembre 2014 sous le thème «la mémoire ne s’achète pas, elle se transmet». Là où nos délégations sont structurées, des campagnes d’affichages et de tractages sur le terrain auront lieu ; partout, des lettres de soutien aux associations patriotiques seront envoyées. Ainsi, chaque adhérent du PCD est invité à réaffirmer le caractère immuable du 11 novembre comme journée du souvenir.

Sans la transmission de cette mémoire, notre société fabriquera des êtes hédonistes toujours plus malheureux car assoiffés de possession et de consommation. Prônons un «travailler mieux pour vivre mieux» au service de la personne, des territoires et de la Nation.