CFTC Paris | 3 questions à Claudine CARDOT, administratrice à la CAF de Paris
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3 questions à Claudine CARDOT, administratrice à la CAF de Paris

3 questions à Claudine CARDOT, administratrice à la CAF de Paris

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« 3 questions à » est un espace d’expression que nous ouvrons à des personnalités qui nous semblent dignes d’intérêts. Nous ne sommes pas forcément en accord avec elles, mais trouvons leur point de vue et leur expérience intéressante.
A vous de juger !
Joseph THOUVENEL

3 questions à Claudine CARDOT

Claudine CARDOT est mère de 6 enfants de 18 à 29 ans, engagée dans le monde associatif depuis de nombreuses années notamment pour la défense de la famille, la lutte contre la grande pauvreté ou la défense des Chrétiens d’Orient. Après avoir eu la chance de pouvoir consacrer quelques années à l’éducation de ses enfants, elle est aujourd’hui assistante juridique dans un cabinet d’avocats.

1/ Vous êtes administratrice bénévole à la CAF de Paris où vous représentez les associations familiales. Quel est le sens de cet engagement ?

Mère de famille, je m’implique depuis longtemps au sein des associations familiales catholiques. Quand j’ai eu l’opportunité de siéger au sein de la Caisse d’Allocations Familiales de Paris comme représentante des familles. J’ai, après accord de mon employeur pour aménager mes horaires, décidé de m’investir au sein de cette branche de la Sécurité Sociale.

Nos parents ont bâti la politique familiale de notre pays, il nous appartient de la préserver et de la défendre. Je conçois mon rôle comme un service pour les jeunes générations et un remerciement à nos ainés.

 

2/ N’avez-vous pas l’impression de n’avoir qu’une responsabilité d’apparence, tant le contrôle de l’Etat est prégnant sur les caisses d’allocations familiales ?

C’est en partie mon ressenti, qu’il s’agisse du Conseil d’administration où nous validons budgétairement des mesures prise au niveau gouvernemental et sans grand lien parfois avec la politique familiale,  ou de la commission dont je suis aussi membre, la CALIP (Commission d’Aide au Logement et d’Information sur les Prestations), où nous entérinons  des mesures prises en amont par l’administration de la CAF (validation par exemple a posteriori de mesures dérogatoires d’attribution d’aides au logement pouvant porter sur les 2 années précédentes).

Nous pouvons quand même peser sur un certain nombre de dossiers et modestement influer sur les grandes orientations nationales.

 

3/ Quel bilan tirez-vous de l’évolution ces dernières années de la politique familiale dans notre pays ?

Les six années de mon premier mandat qui s’achève dans quelques mois  ont vu s’accentuer la dérive d’une caisse versant, comme son nom le laisse entendre, des prestations familiales vers une CAF servant essentiellement des prestations sociales.

Plusieurs décisions du gouvernement ont lourdement  grevé ces dernières années le budget des familles (baisse du plafond du quotient familial, mise sous conditions de ressources des allocations familiales, imposition du complément de retraite des salariés ayant élevé trois enfants ou plus, etc.).

N’oublions pas que le principe d’universalité des allocations familiales visait, dans l’esprit de ses créateurs à diminuer, à salaire égal,  l’écart  de train de vie entre une famille sans enfants et une famille avec enfants, les enfants contribuant largement à la richesse et au dynamisme d’un pays.

Un enfant, c’est un enfant, pour quelle raison serait-il pénalisé en raison de la situation de ses parents ?