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CARITAS IN VERITATE

CARITAS IN VERITATE


Chronique de J. THOUVENEL du 12.03.2013 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

La charité dans la vérité

Le Pape qui nous quitte consolide la doctrine sociale de l’Eglise avec cette superbe encyclique.

 

Partant du sens et de la destinée de l’homme, qui est ouvert à la transcendance, affirmant la « force dynamique de l’amour dans la vérité », Benoît XVI a des paroles fortes : « un christianisme de charité sans vérité peut facilement être confondu avec un réservoir de bons sentiments ».

 

Il insiste sur deux formes opératoires du principe de CARITAS IN VERITATE : la justice et le bien commun.

 

« La justice amène à donner à l’autre ce qui est sien, c’est-à-dire ce qui lui revient en raison de son être et de son agir », nous dit le Saint Père.

 

« Œuvrer en vue du bien commun signifie d’une part, prendre soin et, d’autre part, se servir de l’ensemble des institutions qui structurent juridiquement, civilement et culturellement la vie sociale qui prend ainsi la forme de la POLIS, la forme de la cité. ».

 

C’est un véritable appel à l’engagement. « Se servir de l’ensemble des institutions qui structurent juridiquement, civilement et culturellement la vie sociale ».

 

Chrétiens ! Il existe des outils si vous voulez œuvrer au service du bien commun, il faut vous en servir !

 

Et Benoît XVI de préciser que tout chrétien est appelé à participer à la vie de la cité en fonction de sa vocation et de sa capacité d’influence.

 

Pour les auditeurs qui se sentiraient de s’investir dans le champ économico social au sein de l’entreprise, n’hésitez pas ! Il y a des syndicats pour cela dont un qui se réfère statutairement à la doctrine sociale de l’Eglise.

 

Après cette page de pub, revenons à cette encyclique pleine d’optimisme et de confiance en l’homme.

 

Benoît XVI insiste sur le principe de gratuité, qui « doit trouver sa place de l’intérieur de l’économie comme une des expressions de la fraternité » car il y a une part de don à l’intérieur de tout échange.

 

Le Saint Père invite à ne pas succomber aux idéologies qui inciteraient à ralentir la croissance, tout en incitant les consommateurs des pays riches à réduire leur consommation mais non la production de richesse.

 

Dans le respect du principe de subsidiarité, il propose aux pays les plus avancés une collaboration et un accompagnement qui permettent aux habitants des pays pauvres de devenir acteurs de leur développement.

 

Tout au long de l’encyclique, Benoît XVI traite du développement intégral de l’homme en remettant quelques pendules à l’heure comme quand il affirme que « L’homme, la personne dans son intégrité, est le premier capital à sauvegarder et à valoriser ».

 

Ou quand il souligne que « les coûts économiques et les dysfonctionnements économiques entraînent toujours des coûts humains ».

 

Un grand texte, écrit par un grand Pape, mûri à l’ombre d’un géant polonais.

 

A la semaine prochaine !