CFTC Paris | CARITAS IN VERITATE
396
post-template-default,single,single-post,postid-396,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-10.0,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

CARITAS IN VERITATE

CARITAS IN VERITATE

La CFTC salue la publication de «Caritas in Veritate » 1ère encyclique économique et sociale du pape Benoit XVI

 

Ce texte, qui mérite étude et réflexions, repose les principes fondamentaux de la doctrine sociale de l’Eglise en mariant utilement une vision générale des valeurs nécessaires pour une activité économique et sociale au service de l’homme et des positions ferment sur des points très concrets :

– l’amour du prochain

– le souci de recherche de la vérité au sein de l’économie

– la justice et le bien commun…

 

Et de façon plus précise :

 

La mobilité :

 

« La mobilité du travail, liée à la déréglementation généralisée, a été un phénomène important, qui comportait des aspects positifs par sa capacité à stimuler la création de nouvelles richesses et l’échange entre différentes cultures. Toutefois, quand l’incertitude sur les conditions de travail, en raison des processus de mobilité et de déréglementation, devient endémique, surgissent alors des formes d’instabilité psychologique, des difficultés à construire un parcours personnel cohérent dans l’existence. Cela a pour conséquence l’apparition de situations humaines dégradantes, sans parler du gaspillage social. »

 

La protection sociale :

 

« Le marché a encouragé des formes nouvelles de compétition entre les Etats dans le but d’attirer les centres de production des entreprises étrangères, à travers divers moyens, au nombre desquels une fiscalité avantageuse et la dérégulation du monde du travail.

 

Ces processus ont entrainé l’affaiblissement des réseaux de protection sociale en contrepartie de la recherche de plus grands avantages de compétitivité sur le marché mondial, faisant peser de graves menaces sur les droits des travailleurs, sur les droits fondamentaux de l’homme et sur la solidarité mise en œuvre par les formes traditionnelles de l’Etat social. Les systèmes de sécurité sociale peuvent perdre la capacité de remplir leur mission dans les pays émergents et dans les pays déjà développés, comme dans des pays pauvres. Là, les politiques d’équilibre budgétaire, avec des coupes dans les dépenses sociales, souvent recommandées par les institutions financières internationales, peuvent laisser les citoyens désarmés face aux risques nouveaux et anciens. »

 

Le marché :

 

« Le marché est soumis aux principes de la justice dite commutative, qui règle justement les rapports du donner et du recevoir entre sujets égaux. Mais la doctrine sociale de l’Eglise n’a jamais cessé de mettre en évidence l’importance de la justice distributive et de la justice sociale pour l’économie de marché elle-même, non seulement parce qu’elle est insérée dans les maillons d’un contexte social et politique plus vaste, mais aussi à cause de la trame des relations dans lesquelles elle se réalise. En effet, abandonné au seul principe de l’équivalence de valeur des biens échangés, le marché n’arrive pas à produire la cohésion sociale dont il a pourtant besoin pour bien fonctionner. »

  

Le travail décent :

 

« Que veut dire le mot « décent » lorsqu’il est appliqué au travail ? Il signifie un travail qui, dans chaque société, soit l’expression de la dignité essentielle de tout homme et de toute femme : un travail choisi librement, qui associe efficacement les travailleurs, hommes et femmes, au développement de leur communauté ; un travail qui, de cette manière, permette aux travailleurs d’être respectés sans aucune discrimination ; un travail qui donne les moyens de pourvoir aux nécessités de la famille et de scolariser les enfants, sans que ceux-ci ne soient eux-mêmes obligés de travailler ; un travail qui permette aux travailleurs de s’organiser librement et de faire entendre leur voix ; un travail qui laisse un temps suffisant pour retrouver ses propres racines au niveau personnel, familiale et spirituel ; un travail qui assure aux travailleurs parvenus à l’âge de la retraite des conditions de vie dignes. »

 

La CFTC se réjouit également de voir l’importance des organisations syndicales et la nécessité de leur travail reconnu par l’encyclique.