CFTC Paris | Ces héros qui préparèrent le 6 juin 44
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Ces héros qui préparèrent le 6 juin 44

Ces héros qui préparèrent le 6 juin 44


Chronique de J. THOUVENEL du 10.06.2014 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

En ce mois de juin, nous célébrons  le 70 éme anniversaires du débarquement des troupes Alliés en Normandie. Il est juste de marquer ce moment décisif pour la libération de notre pays et la défaite de l’abomination nationale socialiste.
Cela nous incite a avoir une pensée, une prière, pour tous ceux qui sont tombés sur les plages ou dans le bocage normand, mais n’oublions pas non plus, les hommes et les femmes qui ont préparé dans l’ombre ce grand jour et qui sont mort dans le doute quand à la victoire finale.

Syndicaliste Chrétien, je pense plus particulièrement, aujourd’hui, aux militants CFTC, résistant de la première heure, qui fidèles à nos valeurs sont allés jusqu’au bout de leur conviction: 

Marguerite MARTIN : Adhérente CFTC, arrêtée par la Gestapo.
Extrait de son interrogatoire : « questionnée encore et menacée, je suis obligée d’avouer que je connais d’autres personnes de l’organisation, mais je ne les donnerai sous aucune contrainte. J’ai travaillé pour la France et je suis prête à mourir pour la France » Elle a subi sept fois le supplice de la baignoire…sans avoir parlé. Morte pour la France le 20 aout 1944.

Eugène PEROT : Militant CFTC, Ingénieur Chef de Laboratoire aux usines Hispano Suiza, chargé par Londres des liaisons radio avec l’Angleterre. Il réussit à installer 4 ou 5 postes clandestins. Arrêté en 1942 en pleine liaisons radiophonique, il fut interné à Fresnes. Il fut condamné à mort et exécuté avec 15 compatriotes. « Sa mort héroïque fut celle d’un saint ! » dit l’aumônier qui l’avait accompagné au poteau d’exécution et qui tint à l’ensevelir lui-même. Dans sa dernière lettre rédigée au moment de mourir, il écrivit : « il n’est pas nécessaire que je nomme tous ceux que j’ai connu et aimé. Qu’ils sachent que j’aurai pour chacun d’eux une pensée et une prière avant de mourir »


Elie BOURLIAUD : C’était, dit le quotidien La Nouvelle République, « un syndicaliste chrétien convaincu et qui représentait la Résistance dans ce qu’elle a de plus pure et de plus vraie » Mort à Buchenwald.

Jean CARPEZAT : Employé à la SNCF, il fut grièvement blessé au combat le 3 septembre 1944 et achevé lâchement sur place. Il devait se marier 20 jours plus tard et aurait eu 21 ans.

Georges BERNARD : Du syndicat des Employés, membre du réseau « ELIE ». Il photographia notamment l’emplacement des bateaux allemands dans le port de Brest pour permettre à l’aviation anglaise de bombarder avec précision. Arrêté sur dénonciation le 15 mai 1941, exécuté le 10 décembre 1941 au mont valérien avec onze compagnons du même groupe. Fusillés l’un après l’autre, refusant qu’on leur bande les yeux et commandant eux-mêmes le feu du peloton d’exécution. Georges BERNARD chanta, avant de mourir, le chant scout : « adieu, je pars, sans détourner les yeux »

Et tant d’autres, de tout  horizon, de toute confession, que nous voulons associer à cet hommage. Nous pensons plus particulièrement au peuple Juif qui a payé un si lourd tribu à la folie des hommes.

Comme  disait  l’ancien président de la CFTC, Jules  Zirnheld, il y a tant de belles et bonnes choses à faire, et si peut de dévouement, qu’il faut bien donner un peu plus qu’il ne faut.


A la semaine prochaine !