CFTC Paris | Chronique de J. THOUVENEL du 26.01.2010 sur Radio Notre Dame (100.7)
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Chronique de J. THOUVENEL du 26.01.2010 sur Radio Notre Dame (100.7)

Chronique de J. THOUVENEL du 26.01.2010 sur Radio Notre Dame (100.7)

Pour emballage : un rideau de fumée qualifié de démocratique.

 

Car, c’est promis, juré, il appartient aux salariés de désigner l’organisation syndicale de leur choix !

 

Esprit simple, vous imaginez tout de suite une élection nationale, où le même jour, tous les salariés de France seront invités à voter pour le syndicat qu’il préfère.

 

Malheureux !

 

Ce n’est pas du tout ce que la loi impose.

 

Dans une compétition électorale à armes presque égales, le résultat peut réserver des surprises.

 

Regardez sur Paris, quand les salariés votent aux élections prud’homales, ils classent la CFTC, la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, 3ème organisation de la Capitale.

 

Inacceptable !

 

Alors on vous mitonne un ragoût électoral façon république bananière.

 

La mesure d’audience de chaque organisation syndicale, sera effectuée par compilation des résultats des élections dans les entreprises.

 

Derrière le rideau de fumée se cacher un rideau de fer.

 

Car dans la réalité, c’est la moitié du corps électoral qui est ainsi éliminé.

 

Ce sont tous les salariés des petites ou moyennes entreprises où il n’y a jamais d’élections. Le commis de votre boucher, les 3 coiffeuses du coin de la rue, les 9 collaborateurs de votre Cabinet d’assurance, la secrétaire de votre médecin, les 40 salariés du cabinet d’expertise comptable, le moniteur d’auto-école, les 3 ouvriers du couvreur, les 2 du plombier, les 15 du chauffagiste. Pour eux et des millions d’autres, pas de vote !

 

Sans parler des chômeurs, privé de travail et d’expression démocratique.

 

Vous préférez une organisation, pour qui la grève est le dernier recours ? SILENCE !

 

Après la fermeture de votre entreprise, vous avez obtenu le financement d’une formation grâce à la CFTC ? SILENCE !

 

Il n’y a pas de problème majeur dans votre petite entreprise, mais vous appréciez la position de la centrale chrétienne sur le repos dominical ? SILENCE !

 

Vous estimez nécessaire la pluralité syndicale, vous pensez indispensable qu’une organisation qui « se réclame et s’inspire dans son action, des principes de la moral sociale chrétienne » puisse continuer son action ? SILENCE !

 

En donnant la parole aux seuls salariés des plus grosses entreprises, le « charcuteur » électoral sait qu’il donne une forte prime aux plus grosses organisations et aux plus politisés au détriment des autres.

 

C’est un véritable sujet d’inquiétude pour l’avenir des relations sociales en France.

 

C’est également un motif supplémentaire de soutenir la seule organisation syndicale Française qui revendique l’éclairage de la doctrine sociale de l’Eglise.