CFTC Paris | Chronique de J. THOUVENEL sur Radio Notre Dame du 15.12.2009
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Chronique de J. THOUVENEL sur Radio Notre Dame du 15.12.2009

Chronique de J. THOUVENEL sur Radio Notre Dame du 15.12.2009

Au XIXième siècle, des sociaux chrétiens du Nord de la France et particulièrement des chefs d’entreprises, sensibles aux difficultés de leurs salariés ayant charge de famille, ont mis en place dans leurs entreprises des allocations complétant le salaire des personnels, en fonction du nombre d’enfants au foyer.

 

Rerum novarum n’est pas loin et des chefs d’entreprises qui ne se qualifiaient pas encore d’entrepreneurs, passaient aux actes.

 

Saluons, ici, l’action de Léon Harmel, patron social, qui organisera son usine du Val des Bois sous forme de coopérative chrétienne et favorisera l’initiative des salariés en créant des associations ouvrières.

 

Dès 1884, Léon Harmel réclama la mise en place d’allocations familiales au niveau national.

 

Saluons également Albert de Mun, ce chrétien monarchiste, fondateur des cercles catholiques ouvriers, associant patrons et ouvriers dans des réunions.

Les cercles sont à l’origine de nombreuses actions sociales et faciliteront la création des allocations familiales.

 

En 1892, Albert de Mun proposera à l’assemblée l’arrêt de travail avant et après les couches. Ce n’est qu’en 1913 que la loi rendra le repos obligatoire 4 semaines avant et après l’accouchement.

 

Si aujourd’hui, la France peut se vanter d’avoir le taux de natalité le plus élevé du continent, c’est en grande partie grâce à ces combats menés pacifiquement et fermement par les socio chrétiens.

 

Et la mauvaise nouvelle me direz-vous ?

 

J’y viens…

 

Le 18 juin 2009 a été négocié au niveau européen une révision de l’accord sur le congé parental qui rend notamment une partie du congé non transférable, et ce afin de promouvoir le rôle des pères.

 

En clair, Mesdames, vous restez un minimum de 3 mois, le 4ième mois étant ouvert qu’au géniteur.

 

La raison : L’égalité des genres. Les tâches doivent être réparties à égalité dans un couple. Couple qui ne réunit pas forcément un homme et une femme (vision réactionnaire de la parentalité qui nécessitera sans nul doute dans les années à venir la mise en place de stages de rééducation à l’intention de ces déviants qui considèrent qu’un homme et une femme, c’est ce que l’on fait de mieux pour élever des enfants).

 

Les esprits éclairés qui théorisent nos vies, ayant décidé que l’égalité passait par l’uniformité, c’est pas petites touches – pression médiatique, financement d’associations, programmes dit « d’éducation » et changements législatifs – que l’on porte atteinte à notre liberté. En substance, celle pour un couple de décider qui prendra et pendant combien de temps, un congé parental après la naissance d’un enfant.

 

Remettons les choses dans le bon sens.

 

Il est bon, il est sain,  il est nécessaire qu’il existe un congé parental.

 

Il est aussi bon, aussi sain, aussi nécessaire que la liberté de choix soit laissée aux couples à qui il appartient d’organiser leur vie en fonction de leur propres désirs et de leur revenus. Et non à des textes concoctés dans de petits cénacles d’idéologues rousseauistes…. Vous savez, ce petit penseur qui rédigea un traité sur l’éducation et qui abandonnera tous ses enfants.