CFTC Paris | Chronique de J. Thouvenel sur Radio Notre Dame du 24.11.2009 (100.7)
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Chronique de J. Thouvenel sur Radio Notre Dame du 24.11.2009 (100.7)

Chronique de J. Thouvenel sur Radio Notre Dame du 24.11.2009 (100.7)

Ces réalités touchent des millions de personnes vouées au profit de grandes entreprises qui se font la guerre avec un armement humain et qui ne craignent pas les pertes « en matériel ». Ce matériel nous le connaissons bien : ce sont nos proches, nos voisins, ils travaillent depuis des décennies dans telle ou telle entreprise, ils ont acquis une maison qu’ils paient sur vingt ou vingt-cinq ans grâce à leur travail. Un jour, tout s’arrête parce que l’entreprise est délocalisée, parce que l’acheteur étranger n’a rien à faire de cette usine.

 

Ces jours du souvenir sont des temps d’espérance et de confiance. Chacun peut trouver dans le Christ cette force de vie que, ressuscité, il promet à ceux qui croient en Lui. Cette présence du Christ vivant est offerte à tous, particulièrement à toutes les personnes qui subissent l’absence douloureuse d’un être cher.

 

Que ces morts ne soient pas oubliés, qu’en regardant tout homme comme créé à l’image de Dieu, les chrétiens disent avec force – et là, Monseigneur Ginoux cite Benoît XVI que « l’authentique développement n’est pas produit par nous mais nous est donné ». Il nous est donné par le Dieu de la Vie ».

 

Merci Monseigneur, merci infiniment de remettre les choses en perspectives.

 

Le Veau d’Or n’est pas que dans l’entassement des biens matériels, il est aussi dans les moyens mis en place pour réaliser toujours plus de profit.

 

C’est la raison pour laquelle la CFTC a, il y a quelques jours, dès l’ouverture de la négociation nationale sur le « harcèlement et la violence au travail », porté la discussion sur certains modes d’organisation du travail qui par eux-mêmes sont une forme de violence. C’est l’exemple de France Télécom qui imposait à ses cadres de changer de poste tous les 3 ans, c’est-à-dire de fonction, mais aussi de lieu géographique. Qu’un salarié puisse avoir des attaches amicales au sien de son service, qu’il puisse avoir une vie sociale dans sa localité, qu’il ait une vie de famille avec un conjoint qui a lui-même un  emploi dans la même ville, des enfants qui vont à l’école, ne concernait en rien l’entreprise, ni visiblement son principal actionnaire, en l’occurrence l’Etat. Quelques gourous du management ayant décrété que la transhumance systématique et répétitive faisait gagner en productivité. Petit pion à cravate, de case en case tu iras, et si tu oses émettre quelques critiques, c’est que tu n’es pas un gagneur. Comprendre, non seulement tu n’est rien mais en plus tu encombre l’entreprise et nuie à son efficacité.

 

Il est vrai que des gagneurs, des vrais, des somptueux, des trapus, des tatoués, des avec Rollex, voiture de sport, lifting, soirée en boîte de nuit et vacances là où il faut être vu, on en connaît ! Ceux sont même eux qui viennent de mettre l’économie mondiale à genoux….

 

Bonne semaine à toutes et à tous et à mardi prochain !