CFTC Paris | Chronique de Joseph Thouvenel- La Défense : une priorité pour le prochain chef de l’Etat.
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Chronique de Joseph Thouvenel- La Défense : une priorité pour le prochain chef de l’Etat.

Chronique de Joseph Thouvenel- La Défense : une priorité pour le prochain chef de l’Etat.

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Chronique de J. THOUVENEL du 04.04.2017 sur Radio Notre Dame (100.7)

Marie Ange de Montesquieu : Et ce matin nous sommes ravis d’être en présence de vous, Joseph Thouvenel, Vice-Président de la CFTC.

Joseph Thouvenel : Bonjour Joseph.

Marie Ange de Montesquieu : Bonjour Marie-Ange.

Marie Ange de Montesquieu : Vous continuez, aujourd’hui, si je comprends bien cher Joseph, votre série d’avant présidentielle en nous parlant Défense.

Joseph Thouvenel : Comme son nom l’indique, le chef de l’Etat a pour rôle de diriger l’Etat, c’est-à-dire de veiller au respect et à la bonne marche des pouvoirs régaliens qui lui sont confiés.

En premier lieu, celui de la Défense. Point de vie économique et social sans paix, même si certains, tel : « Jambier, Jambier, 45 rue Poliveau Paris 5e », le célèbre trafiquant de « La Traversée de Paris » de Marcel Aimé, revisité par Claude Autant-Lara, ont le chic pour profiter des malheurs du pays pour faire fortune.

Ces dernières décennies, les majorités successives ont gravement porté atteinte à notre sécurité en diminuant de façon irresponsable le budget de la Défense. Il aura fallu que les chefs d’Etat-Major des trois armées (terre, marine, air) menacent de démissionner en bloc si les crédits militaires étaient encore rognés pour qu’enfin, un frémissement ait lieu. Frémissement bien insuffisant puisque en décembre dernier le général de Villiers, chef d’Etat-Major des Armées, est de nouveau monté au créneau pour rappeler cette évidence : « On ne gagne pas une guerre sans effort de guerre ».

Et en guerre nous le sommes. 245 civils tués par l’ennemi sur notre territoire ces dernières années. 159 militaires français morts en opération en 10 ans.

Marie Ange de Montesquieu : Le  constat est aujourd’hui largement partagé Joseph, mais selon vous, justement, que doit précisément faire  le Président de la République ?

Joseph Thouvenel : Pas grand-chose, juste son devoir en tant que chef des Armées comme le précise la Constitution, en veillant à ce que nos troupes soient correctement équipées.

Il aura fallu que le fils d’un général soit tué en Afghanistan pour que l’on s’intéresse à la fiabilité de nos gilets pare-balles.

Lors de l’opération Serval, les semelles des brodequins réglementaires se décollaient sous l’effet de la chaleur, des commandos se trouvaient privés d’eau, faute d’hélicoptère opérationnel pour les ravitailler. Tout cela est inacceptable.

Les hommes et les femmes qui risquent leur vie au service de la Nation, méritent pour le moins autre chose que ces défaillances matérielles.

Heureusement, nous avons des équipements qui font la fierté de nos troupes, l’envie de nos alliés, et la crainte de nos ennemis, comme le porte-avion Charles de Gaulle. Problème, celui-ci est en cale sèche pendant 1 an ½.

Ennemis de la France, auriez-vous l’amabilité de faire preuve de mansuétude durant les 18 prochains mois ?

Facétieux camarades de DAESH, tirés les premiers mais pas avant août 2018, nous aurions, alors, quelques difficultés pour que notre aéronavale vous réponde.

Si un porte-avion est utile à notre défense, il y a nécessité à en avoir un deuxième.

Au surplus, l’élaboration et la construction d’un second porte-avion, c’est de l’emploi pour de nombreux corps de métiers, la conservation et l’acquisition d’innombrables savoir-faire ; sans parler de l’intérêt pour notre industrie de voir le globe sillonné par une vitrine de nos capacités technologiques.

S’appuyer sur les besoins de la Défense pour favoriser son industrie, les Américains le font avec succès depuis longtemps, nous avons bien tort de ne pas faire de même. Car notre Défense c’est un tout; Défense économique et territoriale vont de paire.

C’est sans doute cette notion de complémentarité et de cohérence dans l’action qu’il serait bon que le futur Président de la République impulse au sein de l’appareil de l’Etat.

SI VIS PACEM PARA BELLUM. Si tu veux la paix, prépare la guerre. Et la paix, nous la voulons.

Marie Ange de Montesquieu : Merci Joseph et à la semaine prochaine.