CFTC Paris | Chronique de Joseph THOUVENEL sur Radio Notre Dame 08.09.2009
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Chronique de Joseph THOUVENEL sur Radio Notre Dame 08.09.2009

Chronique de Joseph THOUVENEL sur Radio Notre Dame 08.09.2009

Certains esprits grincheux, nous diront que dans la réalité, quand un enfant est malade, c’est la maman qui s’arrête de travailler pour veiller sur sa progéniture. Que de surcroît, ce sont les mères et non les pères qui accouchent  et enchaînent par un congé maternité. Que ces absences pour raisons familiales nuisent à leurs parcours et évolutions professionnelles et donc au montant de leur retraite future, et que deux ans de bonification  par enfant élevé, c’est peu de chose par rapport au service rendu à la société par ces mères de famille. 

Des esprits calculateurs comme l’historien Roland HUREAUX, iront même jusqu’à affirmer que,  je cite ce dangereux raisonneur : « la natalité d’aujourd’hui c’est la pyramide des âges de demain et donc l’équilibre futur des régimes de retraite ».

Foin de tout cela. 

Egalité il doit y avoir,

Egalité il y aura. 

Et bonification pour les mères, disparaîtra. 

Chacun peut mesurer l’absurdité de la situation.

Au nom d’une conception abstraite de l’égalité des sexes, il est proposé d’aggraver leur inégalité réelle. 

Et si l’on en revenait à la source ? 

La commission Européenne s’est trompée. En voulant bien faire ; elle a posé le principe légitime d’égalité de traitement entre hommes et femmes ; mais n’a pas envisagé qu’il puisse y avoir des exceptions de bon sens liées à la différence de nature entre les hommes et les femmes.

 Il faut donc modifier la règle en l’humanisant : 

Ce qui est du ressort de nos gouvernements, sans l’aval de qui, aucun texte ne peut être adopté par la commission européenne. 

Á moins que derrière ce débat se cache tout simplement la volonté de faire des économies sur le dos des salariées mères de famille.