CFTC Paris | Chronique de Joseph Thouvenel sur Radio Notre Dame (100.7) du 06 octobre 2009
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Chronique de Joseph Thouvenel sur Radio Notre Dame (100.7) du 06 octobre 2009

Chronique de Joseph Thouvenel sur Radio Notre Dame (100.7) du 06 octobre 2009

Erigé dans la nuit du 12 au 13 août  1961, le mur de la honte fut pendant 30 ans le symbole de la Guerre Froide et de l’abandon de la moitié de l’Europe sous le joug communiste.

Une double enceinte, 302 miradors, 14000 gardes, 600 chiens, des barbelés dressés sous le ciel, tel était le dispositif que des milliers de personnes ont tenté de franchir pour rejoindre le camp de la liberté.

Qui se souvient de Peter FECHTER, ce gamin de tout juste 18 ans, perdant tout son sang sur la piste de la mort, tendant ses mains vers ses frères de l’ouest, qui l’encourageaient de la voix et  serraient les poings de rage et de honte, faute de pouvoir le secourir ?

Á l’exception des berlinois de l’ouest, témoins depuis les fenêtres de leur immeuble,

qui se souvient de ces deux enfants de 10 et 13 ans abattus de plus de quarante balles par les gardes frontières ?

Oui, ce mur était bien celui de la honte.

Son effondrement, sa chute, sa destruction n’ont pas été le fruit du hasard, mais l’aboutissement du combat déterminé de femmes et d’hommes, qui n’ont jamais cru à la fatalité d’un soit disant sens de l’histoire, mais ce sont engagés souvent au risque de leur vie pour défendre la liberté : liberté de prier, liberté d’élever ses enfants, liberté de combattre l’injustice, liberté de penser.

Ironie de l’histoire c’est sans doute la classe ouvrière, au nom de laquelle le parti communiste avait installé sa dictature, qui a porté le coup décisif qui a entraîné la chute du mur.

En août 1980, la Pologne connaît une vague de grèves, dont le cœur symbolique est aux chantiers navals de GDANSK.

Soutenus par l’Eglise Catholique et de nombreux intellectuels, un jeune électricien au nom de Lech WALESA fera plier le pouvoir et obtiendra un accord permettant la création de syndicats libres.

SOLINARNOSK est né.

Un témoin de l’époque dira : « nous nous sommes retrouvés dans un autre monde, respirant, au lieu du moisi, le parfum magnifique de la liberté ».

Ce fut un carnaval de liberté, de patriotisme et de vérité.

Ce mouvement faisait ressortir ce qu’il y a de plus précieux dans l’homme : «  le désintéressement, la tolérance, la générosité, l’attention à l’autre.

Ce mouvement créait et ne détruisait pas, redonnait à l’homme sa dignité et ne réclamait pas vengeance ».

 Ce fut l’époque des miracles polonais :

–         L’élection du Pape Jean-Paul II et de sa visite en Pologne en juin 1979.

–         La grève réussie de GDANSK 10 ans après celle qui s’était terminée dans le sang, la milice communiste ouvrant le feu sur des ouvriers désarmés.

–         La Vague SOLIDARNOSK et l’arrivée sur la scène de Lech WALESA