CFTC Paris | Chronique de Joseph THOUVENEL sur Radio Notre Dame du 15 septembre 2009
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Chronique de Joseph THOUVENEL sur Radio Notre Dame du 15 septembre 2009

Chronique de Joseph THOUVENEL sur Radio Notre Dame du 15 septembre 2009

Cette taxe est censée inciter progressivement les acteurs (industriels, ménages, collectivités) à consommer moins d’énergie et à recourir à des procédés plus « propres ».

Une commission d’experts, présidée par Michel Rocard, a rendu public le résultat de ses travaux le 28 juillet. Elle préconise de taxer chaque tonne de CO² émise par le transport et l’habitat, à hauteur de 32 €, puis une hausse de 5 % par an, pour atteindre 100 euros en 2030.

Selon des calculs de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, elle devrait coûter 160 € en moyenne, par ménage, la 1ère année, avec des variations pouvant aller de 55 € pour un ménage en ville et plus de 300 € pour une famille en milieu rural.

C’est là où le bas blesse !

En période de crise, le prix de 32 euros la tonne de CO² peut représenter une somme trop importante à débourser pour les ménages.

Conscient du problème, le rapport Rocard préconise un système de compensation, véritable « usine à gaz » dont la complexité n’a d’équivalent que son opacité.

Certains proposent une compensation pour toutes les entreprises au nom de la compétitivité, d’autre à tous les ménages pour ne pas peser sur leur pouvoir d’achat.

Si tout le monde doit recevoir une compensation, autant ne pas créer cette taxe !

Et pourtant, le bien commun ; ce principe constitutif de la pensée sociale de l’Eglise ; veut que nous prenions soin de notre planète et évitions de gaspiller ses ressources.

Le principe pollueur/payeur semble raisonnable, mais ne faut-il pas faire la distinction entre l’indispensable et l’accessoire ?

Est-il juste de taxer fortement une famille nombreuse du Nord de la France contrainte, en raison du climat, à chauffer sur une longue période son logement ?

Ne peut-on pas taxer prioritairement des activités très fortement énergétivores et non soumises à la concurrence internationale, comme les parcs de loisirs ou les centres commerciaux ouverts le dimanche ?

Car c’est une bien curieuse politique économique et sociale que celle qui porte atteinte au repos dominical, ce temps où la production et la consommation sont entre parenthèses et donc, où l’émission de CO² est moindre, favorise les zones commerciales de périphéries accessibles aux seuls automobilistes, tout en taxant lourdement les familles pour qu’elles réduisent leur consommation d’énergie.

Bonne journée à toutes et à tous et à mardi prochain !