CFTC Paris | Contrat de travail agile : la CFTC réplique au patronat
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Contrat de travail agile : la CFTC réplique au patronat

Contrat de travail agile : la CFTC réplique au patronat

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Le vice-président de la CFTC, Joseph Thouvenel écrit à Pierre Gattaz, président du Medef au sujet du contrat agile que son organisation défend, conjointement avec l’Afep, Croissance Plus, Entrepreneurs et dirigeants chrétiens et Éthic.

  "Le contrat de travail avec ses droits progressifs que vous appelez de vos vœux existe, il s’appelle le contrat à durée indéterminée (CDI). Durant les premiers mois de celui-ci, il peut y être mis fin de façon très rapide, cela s’appelle la rupture de la période d’essai. Puis en fonction de l’ancienneté acquise, les prérogatives du salarié se renforcent et un certain nombre de droits apparaissent, c’est le cas par exemple pour d’éventuelles indemnités de licenciement ou de droits à la formation".

Concernant la possibilité de faire perdre leur travail à des collaborateurs en cas de difficultés économiques, baisses de  commandes ou autre : tout cela est prévu dans le code du travail (Art. 1233-3).

Autrement dit, la requête des employeurs est hors sujet. D’autant plus que concernant la simplification administrative, « il n’est pas nécessaire de reprendre obligatoirement ces différentes modalités dans le contrat de travail individuel. Toutefois, si certaines le désirent elles peuvent le faire, rien ne l’interdit ».

Joseph Thouvenel se fait aussi l’avocat de l’institution prud’homale. « Il s’agit simplement d’une institution qui permet à celui qui pense avoir subi un préjudice de se retourner vers le juge pour dire le droit et réparer l’éventuel préjudice », écrit-il. « Vous noterez comme moi que la moitié des juges prud’homaux sont issus du patronat, si vous estimez qu’ils sont mauvais ou nocifs, il vous appartient de présenter de meilleurs candidats et de demander à ceux que vous estimez incompétents de démissionner ».

Le vice-président de la CFTC termine son propos en désignant le vrai coupable, selon lui : « la véritable concurrence déloyale qui s’est instaurée au sein du marché unique en particulier et dans le cadre de la mondialisation en général, concurrence déloyale en terme fiscal, environnemental et social ».