CFTC Paris | Echec à l’Exclusion : LA CFTC BIEN VIVANTE
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Echec à l’Exclusion : LA CFTC BIEN VIVANTE

Echec à l’Exclusion : LA CFTC BIEN VIVANTE


Chronique de J. THOUVENEL du 23.04.2013 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

Comme ce n’est pas tous les jours que nous avons de bonnes nouvelles ne nous privons pas de siroter celles-ci.
La CFTC, la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens a vu sa représentativité nationale confirmée. Et pourtant, le Yalta syndical conclu entre la présidente du MEDEF et les dirigeants de la CGT et de la CFDT, était une véritable machine à éliminer la CFTC.
Je m’en voudrais d’oublier le Ministre du travail de l’époque qui, après avoir soutenu l’ouverture des grandes surfaces le dimanche, a élaboré un texte de loi privilégiant d’évidence les camarades de la CGT par rapport aux compagnons de la CFTC.
Ah, qu’elle était belle sur le papier la loi sur la représentativité !
Dans les cénacles très fermés où l’on pense le social, l’idée géniale avait mûri. Pour renforcer le syndicalisme, éliminons des syndicats.
Pour ce faire, posez un seuil d’exclusion. Faites en sorte que tous les salariés ne puissent pas voter pour l’organisation syndicale de leur choix. (Par exemple en favorisant l’organisation syndicale qui peut présenter des candidats dans toutes les entreprises)
Affirmer que tout cela est fait pour s’assurer de la légitimité des organisations qui négocient avec le patronat, tout en mêlant les résultats électoraux des entreprises dites « à statut » : SNCF- EDF, etc..  qui ne sont en rien concernées par les négociations avec le patronat puisque justement leur statut particulier les met à parts.
Comme traditionnellement dans ces très grosses entreprises les votes sont massifs et orientés vers les syndicats de contestation systématique, ce sont des centaines de milliers de votes qui viennent peser dans la balance au détriment d’une organisation comme la CFTC dont l’implantation est plutôt dans les entreprises de tailles moyennes du secteur  privé.
Combien faut-il de bons résultats dans les entreprises de 1000 salariés pour contrebalancer EDF ?
Autant d’éléments connus des seuls spécialistes, mais qui étaient pour les promoteurs de la loi, le gage d’une démocratie bien organisée, c’est-à-dire qui va où on veut qu’elle aille.
Je n’évoque même pas, la possibilité d’un accès équilibré aux grands médias, il ne faudrait pas être trop exigeant quand même…
La machine à broyer du social chrétien était lancé, elle allait accomplir son grand  œuvre et « ADIEU la CFTC ! »
Les journalistes spécialisés ne s’y étaient pas trompés, puisque dans l’ensemble ils annonçaient la disparition du syndicat chrétien et pour faire bonne mesure mettaient systématiquement en avant les résultats de la centrale chrétienne quand ils étaient médiocres et les oubliaient quand ils étaient bons.
Qui a entendu parler du formidable  bond en avant de la CFTC dans l’agriculture passant de 3.5% à plus de 13% ?
Les jeux étaient faits, le paysage syndical serait simplifié et les sociaux chrétiens au rebut. C’était juste oublier les salariés, ceux qui ne séquestrent  pas, manifestent peu et estiment que la grève doit être utilisée en dernier recours.
C’est dans les urnes, quand ils l’ont pu, qu’ils se sont fait entendre, en apportant des  centaines de milliers de suffrages à la CFTC. Merci à eux, merci pour cette victoire qui doit être un point d’appui pour que progresse au sein du monde économique et social les valeurs sociales chrétiennes.


A la semaine prochaine.