CFTC Paris | Egalité Homme-Femme : les pays chrétiens à l’honneur.
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Egalité Homme-Femme : les pays chrétiens à l’honneur.

Egalité Homme-Femme : les pays chrétiens à l’honneur.

 


Chronique de J. THOUVENEL du 13.11.2012 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

Je viens de prendre connaissance d’une étude portant sur l’écart salariale SEXOSPECIFIQUE (comprendre : entre hommes et femmes). Rapport élaboré par le Département Egalité de la Confédération Syndicale Internationale. Il en ressort plusieurs enseignements :

  • Depuis plus de 10 ans, aucun progrès significatif n’a été réalisé dans la réduction de l’écart salarial hommes-femmes au niveau mondial.
  • Les travailleurs –travailleuses des secteurs syndiqués sont mieux protégés contre les écarts salariaux.
  • Les pratiques discriminatoires SEXOSPECIFIQUES sur le lieu de travail persistent.
  • L’existence d’une « pénalité-enfant » sur les rémunérations des femmes est confirmée.

Si l’on y regarde de plus près, on constate que les pays pour lesquels l’écart salarial hommes- femmes est le plus important sont dans l’ordre, la Zambie, la Corée du Sud et l’Azerbaïdjan.

Les pays où cet écart est le plus faible sont la Slovénie, le Paraguay et l’Italie.

Examinée sur une période de 10 ans dans 26 pays l’évolution du différentiel de salaires, hommes, femmes reste stable pour le plus grand nombre, il se creuse pour certains alors qu’une poignée d’états progresse sur le chemin de l’égalité salariale.

La Belgique, le Costa Rica et la Pologne sont les meilleurs élèves de cette évolution et passent sous la barre des 10 % de différence salariale hommes, femmes.

Sont donc à l’honneur : la Slovénie, le Paraguay, l’Italie, la Belgique, le Costa Rica et la Pologne pour leur politique d’égalité salariale.

Les résultats ont été obtenus en croisant les donnés d’Eurostat, de l’OCDE, de l’ONU et quelques autres institutions indépendantes.

Ce qui est frappant dans la liste des pays qui devraient recevoir un hommage vibrant, public et unanime des mouvements féministes, c’est : que ce sont tous des pays catholiques.

Est-ce le fait du hasard ? Où une des multiples démonstrations que malgré la propagande permanente et le déferlement médiatique qui vise à donner de l’Eglise l’image d’une institution peu soucieuse de la condition féminine, la réalité est tout autre.

Quand un pays baigne dans la culture chrétienne les droits de tous, et notamment des femmes, sont mieux respectés qu’ailleurs.

Il n’y à qu’a regarder l’ensemble de la planète pour s’en convaincre, si vous prenez comme instrument de mesure la condition féminine, c’est notre bonne vieille civilisation judéo-chrétienne qui peut servir de modèle aux autres, n’en déplaise à cette jeune femme avec qui j’en discutais récemment et, qui adepte du bouddhisme, des bâtons d’encens et du lait caillé me citait en contre exemple l’Inde et ses magnificences pour touriste argenté. Perdre tout ses droits, et se retrouver à la rue quand son époux décède ne me paraît pas être une avancée spectaculaire de la condition féminine. Pas plus que le sort de celles et ceux qualifiés d’intouchables.

Alors, l’Eglise meilleur défenseur des droits des femmes ? Pourquoi pas ?

A la semaine prochaine.