CFTC Paris | Faire baisser le coût du travail : la solution pénitentiaire !
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Faire baisser le coût du travail : la solution pénitentiaire !

Faire baisser le coût du travail : la solution pénitentiaire !


Chronique de J. THOUVENEL du 26.03.2013 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

 

Pékin a annoncé, il y a quelques semaines, la fin des centres de travaux forcés.

 

C’est donc qu’ils existaient ? Surprise !

Les inconditionnels des relations commerciales entre la Chine capitalo-communiste et l’Occident étaient donc passés à côté de quelque chose.

Ils n’avaient pas vu que ce paradis du business était pavé de camps d’internements.

Les sinologues avertis, dont certains ont occupé les plus hautes fonctions au sein de nos gouvernements ; ignoraient l’existence du Goulag de Bambou.

Abonnés aux pages économiques du Quotidien du Peuple, ils pensaient que la rééducation par le travail, à laquelle sont condamnés les opposants et autres inadaptés sociaux, consiste en une sorte de stage organisé par l’ANPE locale.

Pour eux, les Nations Unies sont bien ignorantes de la réalité chinoise pour affirmer dans un rapport que les peines de prison peuvent être fixées selon le désir souverain du bureau de sécurité publique de un à quatre ans, et ce, sans le moindre procès.

C’est sans doute pour éviter une oisiveté coupable que les condamnés aux travaux forcés passent de longues journées à travailler au profit d’entreprises locales.

C’est du moins ce que raconte un jeune chinois de 25 ans condamné à 2 ans de travaux forcés pour avoir commis ce crime abominable : critiquer sur internet la politique du secrétaire du parti communiste de sa ville.

Selon le témoignage d’un dangereux délinquant, condamné lui, à 10 ans de camp pour avoir été à l’origine d’une pétition : s’il refusait de travailler, il était enfermé dans la cellule des fous et devait s’expliquer des heures durant, avec privation de nourriture. « Pas travail, pas manger, camarade » En été, on pouvait l’obliger à se tenir debout de longues heures sans boire. En hiver, il devait rester déshabillé dans le froid ; plus subtil, il fut privé pendant deux mois de papier hygiénique.

Toutes ces choses que nos aficionados du droit à faire du fric avant toute considération morale, se gardent bien de nous dire.

Ah ! Qu’elle est belle la dictature chinoise vue des centres d’affaires de Shangaï ou des conseils d’administrations parisiens.

Qu’il est doux, le tintement des picaillons aux oreilles des Ponce Pilate du commerce qui se lavent les mains du malheur des peuples du moment que le retour sur investissement est là. Qu’ils se rassurent, si la fin des centres de travaux forcés est claironnée, ce n’est pas pour cela que derrière les murs des prisons chinoises, des centaines de milliers de condamnés ne s’useront pas à la tâche pour le plus grand profit de la Nomenklatura      locale et de ses affidés occidentaux.

Consommateurs, exigeons la traçabilité sociale, pour qu’enfin nous ayons la liberté de ne pas acheter un produit fabriqué par des quasi-esclaves.

 

 

 

 

A la semaine prochaine