CFTC Paris | Faire survivre l’idée Européenne !
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Faire survivre l’idée Européenne !

Faire survivre l’idée Européenne !


Chronique de J. THOUVENEL du 19.11.2013 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

 

J’ai rencontré, la semaine dernière, Monsieur Martin Schulz Président du Parlement Européen.
Les premiers mots de Monsieur Schulz furent sans ambigüité ; je cite : « si nous voulons faire survivre l’idée Européenne » !
Voilà où nous en sommes : « faire survivre l’idée Européenne. »
Après la réussite de l’Europe de la paix, le naufrage de l’Europe du libre échange.
Ce n’est pas une surprise, prenons par exemple le cas dit « des travailleurs détachés »
Ces travailleurs issus d’un pays tiers de l’Union Européenne et viennent travailler en France.
Les théoriciens, de la liberté des échanges sans contrainte, nous décrivaient des lendemains chantants.
L’ouvrier, le salarié européen prendrait,  quand il le désirerait, son petit balluchon pour exercer ses talents dans toute l’Union, mais uniquement, c’est promis là où cela serait nécessaire.
Dans le joli monde de la Commission Européenne, les régulations se font naturellement dans la joie, la bonne humeur et, pour le plus grand profit des peuples. Les citoyens  abasourdis par tant de magnificence sociale et économique obtenue d’un trait de plume bruxellois devraient en rester coi.
Malheureusement la réalité est tout autre. J’ai souvenir d’une réunion, présidée par 2 ministres en exercice où il nous fut expliqué, qu’en Alsace le renfort de salariés venus de l’Est de l’Europe s’avérait indispensable pour le bon fonctionnement du secteur  bovin.
A la question pourtant simple : avons-nous informé les chômeurs français, connaissant le métier qu’il y avait du travail en Alsace et qu’il existait des aides et des mesures d’accompagnement pour les personnes acceptant de se déplacer d’une région à une autre pour occuper un emploi ?
Il fut répondu que ce n’était pas la question, du fait de l’impossibilité de loger ces exilés de l’intérieur.
En clair, il n’existe pas d’accueil décent pour les nationaux, mais les Bulgares, Polonais et autres Tchèques peuvent être entassés par couches de 3 dans des casemates insalubres, c’est sans importance.
Certains l’ont bien compris, qui ce sont engouffrés dans la brèche organisant des filières, de main d’œuvre pauvre, corvéable à merci vers les pays les plus riches.
Quand dans les abattoirs allemand triment des immigrés de l’Est pour 3 euros de l’heure, c’est l’ensemble de la filière européenne et notamment bretonne qui s’effondre. Victime de la cupidité de quelques-uns et du refus de nos élites installées de construire un socle social européen.
L’idée européenne, cher Monsieur Schulz, c’est un espace de civilisation commun, héritier de nos traditions judéo-chrétiennes ou ce n’est rien !


A la semaine prochaine