CFTC Paris | Gloire aux enfants de Budapest !
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Gloire aux enfants de Budapest !

Gloire aux enfants de Budapest !

Octobre 1956

 

Les habitants de Budapest se soulèvent contre la dictature du parti des travailleurs (parti communiste).

 

Photo extraite de « Budapest 1956 la révolution » Ed. BIRO

Sans nul doute inspirés par les émeutes ouvrières de juin à Poznan en Pologne qui ont ébranlées le pouvoir communiste (la répression fit 50 morts et plusieurs centaines de blessés), les Hongrois, à leur tour, dénoncent la dictature. 

Le 23 octobre 1956, un cortège d’étudiants se rend de la statue de Petöfi à celle du Général Bem, deux héros Magyars du XIXème siècle. La statue de Staline est abattue. 

La loi martiale est décrétée, les dirigeants du pays demandent aux troupes soviétiques qui ceinturent la Capitale, d’intervenir.

L’armée d’occupation intervient sans succès, avant de se retirer de Budapest le 27 octobre.

Le pays s’enflamme, le 30 octobre le siège du parti communiste est occupé par les insurgés. Des membres du parti, ainsi que des fonctionnaires du régime sont massacrés. Un gouvernement de coalition est formé avec seulement 3 ministres communistes en son sein. 

La Hongrie annonce son retrait du pacte de Varsovie et commence à démanteler les barbelés à la frontière autrichienne.

 

Des insurgés tout à leur bonheur avant la grande répression.
Photo extraite de « Budapest 1956 la révolution » Ed. BIRO

 

Le dimanche 4 novembre, 8 divisions soviétiques et plusieurs centaines de chars fondent sur Budapest.

 

Les insurgés, salariés et étudiants, résistent avec héroïsme aux assauts de l’armée rouge avant d’êtres écrasés.

 

En province, les combats se poursuivront pendant plus de deux semaines.

 

La répression fait près de 200 000 morts, 160 000 personnes se réfugient en Europe de l’ouest.

 

Le Cardinal JOZSEF MINDSZENTY, arrêté en 1948 par les communistes, condamné au travaux forcés à perpétuité, libéré par les insurgés, doit se réfugier à l’ambassade des Etats-Unis. Il y restera 15 ans avant d’être exilé en Autriche.

 

Imre Nagy, Président du Conseil, membre du parti communiste, se réfugie à l’ambassade de Yougoslavie, « pays frère » qui le livrera au nouveau régime. Il sera pendu le 16 juin 1958.

 

Pendant toute l’insurrection, Radio Free Europe, largement contrôlée par la CIA, encouragera les Hongrois au soulèvement, les assurant que les armées occidentales seraient à leurs côtés en cas d’intervention militaire soviétique.

 

Il n’en sera rien, les américains donnant ostensiblement des permissions à leurs soldats basés en Europe, véritable feu vert pour les tyrans du Kremlin.

 

Il fallut 33 ans pour que les Hongrois recouvrent la liberté.

 

En Occident, un certain nombre de militants communistes, réalisent qu’ils furent trompés pendant des années. Des adhérents de la CGT quittent leur syndicat pour rejoindre la CFTC

 

« A Budapest, les soviétiques ont gagné une bataille, mais le communisme a perdu la guerre« . Miklos Molnan.

Budapest – Hiver 56, un garçonnet transporte du bois à brûler. Aujourd’hui, il doit avoir entre 55 et 60 ans. Pour ses enfants, pour nos enfants, la CFTC lutte pour une Europe de la paix, respectueuse des personnes et des peuples.

Photo extraite de « Budapest 1956 la révolution » Ed. BIRO.

 

 

Pour en savoir plus :

Pour en savoir plus, un très bel ouvrage d’où sont tirées les photos qui illustrent cet article : BUDAPEST 1956 la révolution – Photographies de Erick Lessing de Magnum Photos. Près de 200 photos nous montrant la Hongrie communiste, l’insurrection et les images terribles de son écrasement.

49 € aux éditions BIRO.