CFTC Paris | Happy birthday !
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Happy birthday !

Happy birthday !

France Catholique paru le 19 octobre 2009.

Extrait de l’nterview de Jacques Voisin,

« À ce jour, la CFTC compte 142 000 adhérents, ce qui n’est pas rien comparé aux partis politiques et aux associations. Et nous ne cessons de progresser depuis la scission de 1964 qui a donné naissance à la CFDT. Les historiens du syndicalisme s’accordent pour reconnaître que la CFTC avait 500 000 adhérents avant la scission ; ils reconnaissent, également que 10% des effectifs ont rallié la CFTC maintenue, soient 50000 personnes. Citez-moi une organisation qui, en 45 ans, a presque triplé ses effectifs. Par ailleurs, la CFTC réalise déjà 18% dans les entreprises où elle est présente et 9 % dans les branches professionnelles. […]

La référence aux valeurs sociales chrétiennes inscrites dans son nom et dans l’article premier de ses statuts ne constituent-ils pas un frein redoutable au développement de la CFTC dans une société sécularisée ?

Au contraire, la crise a montré la nécessité de moraliser les pratiques économiques, d’instaurer davantage d’éthique et de transparence. Il est temps d’aller au-delà du constat pour que plus rien ne soit comme avant. La violence de l’économie – qui se manifeste aujourd’hui par des séquestrations de dirigeants, par les menaces de faire exploser l’usine, ou encore des suicides – montre la nécessité d’instaurer davantage d’humanité dans les rapports sociaux au sein des entreprises, de redonner du sens au travail. Qui, mieux que la CFTC, fière de son enracinement social chrétien, peut le dire… et le faire  ? Lors du dernier G20 à Pittsburgh, on a pu remarquer la présence de Juan-Antonio Somavia, le directeur général de l’Organisation internationale du travail, aux côtés des chefs d’État et des dirigeants du FMI, de la Banque mondiale ou de l’Organisation mondiale du commerce. Or, c’est une demande que j’avais formulée au président de la République, au nom de la CFTC, pour que l’emploi soit pris en compte au même titre que l’économie et la finance.

Toutes nos revendications en faveur d’un travail décent associé à un revenu de dignité, d’une participation des salariés aux orientations stratégiques des entreprises, de la traçabilité sociale et environnementale des biens et services, d’une protection sociale solidaire… sont tournées vers cet objectif de remettre l’homme au cœur de l’économie en lieu et place de la finance. »