CFTC Paris | hommage (prononcé) aux phares de la pensée
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hommage (prononcé) aux phares de la pensée

hommage (prononcé) aux phares de la pensée

Deuxième pays de l’Union Européenne en termes de pouvoir d’achat. Une dette publique, « une des plus faibles d’Europe » écrit en gros et en gras dans le rapport susmentionné.

Et quand nos hommes de l’art se penchent sur les cause de cette insolente réussite, ils identifient sans coup férir « le cadre vertueux qui a fonctionné de façon spectaculaire ». Cercle vertueux reposant sur l’attraction et la compétitivité avec la mise en place d’un environnement fiscal et administratif favorable, avec un niveau très bas de prélèvement obligatoires.
Des cotisations sociales près de deux fois plus faibles que la moyenne communautaire.
Un impôt sur le revenu à 12,5 % contre une moyenne de 30 % pour l’Union Européenne.
Ce pays évite toute « sur-réglementation » et a adopté une attitude favorable et confiante vis-à-vis des entreprises, pouvait-on lire dans la presse économique.

Autre point crucial de cette sucess story, comme le qualifiait un grand quotidien du soir, la flexibilité de la main d’œuvre !

Ce que n’a pas manqué de remarquer notre mission parlementaire qui en fait un encadré avec titre en gros dans son excellent et visionnaire rapport. On y apprend que 

  • la durée du travail est de 48 h
  • la procédure de licenciement y est très souple
  • il n’existe pas de durée maximale de travail, ni de limite de renouvellement des contrats à durée déterminée
  • la modération salariale étant la règle.

Si vous êtes étudiant à Nantes, peut-être avez-vous l’insigne chance de suivre les cours de cet enseignant chercheur qui est allé au fond des choses.

Nous décrivant un territoire qui « après un long sommeil » « entrait dans la modernité ».

Long sommeil du à un « pays ultra conservateur sur le plan moral et culturel, sous le contrôle omniprésent d’un clergé catholique tout puissant ».

Heureusement tout a changé ! Les ultralibéraux ont imposé leur schéma, le salaire décent prôné par la doctrine sociale de l’Eglise – au rencart – le souci du bien commun – à la trappe !
L’équilibre entre libre entreprise et besoins de la collectivité – au rayon des accessoires !

Rayé de la carte, le rêve d’Eamon de Valera qui à l’occasion de la Saint-Patrick, définissait l’Irlande à construire comme « le foyer d’un peuple qui n’apprécierait la richesse matérielle que comme le fondement d’une vie juste ».

Et nous avons vu croître et embellir, sous les applaudissements de nos maîtres à penser, le tigre celtique qui, après avoir dévoré la doctrine sociale, est en train d’avaler nos économies.