CFTC Paris | Il faut choisir entre le courage, l’indifférence ou la lâcheté.
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Il faut choisir entre le courage, l’indifférence ou la lâcheté.

Il faut choisir entre le courage, l’indifférence ou la lâcheté.


Chronique de J. THOUVENEL du 27.03.2012 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Je participais, il y a quelques temps a un dîner réunissant quelques convives, tous avec d’honorables situations, un niveau de culture générale satisfaisant, ayant bénéficié d’une éducation des plus estimables et issus de milieux familiaux que l’on peut considérer comme privilégiés, du moins au niveau matériel. La conversation ne tarda pas à tourner autour de l’état de la France, le chômage, la perte du triple A, les difficultés économiques des uns et des autres, l’insécurité, les banlieues, l’immigration, l’islamisme, les urgences des hôpitaux débordés, la perte de sens, le consumérisme triomphant, la pression fiscale, la difficulté de se loger, etc.

 

Les constats étaient souvent justes, du moins intelligemment argumentés.

Pour finir, quelque soit le sujet évoqué par un « on n’y peut rien » ou « de toute façon, c’est comme ça » – et ce, à l’exception notable d’un convive, militant au sein d’un parti politique, qui, lui, ne voyait que par son grand homme, sorte de nouveau grand timonier, phare de la pensée politique, génie contemporain, près à sauver la France et l’humanité dans les 6 mois pour peu que nous lui apportions nos suffrages – si la dernière approche me paraît quelque peu excessive, la première, celle du renoncement et de l’abandon, est, elle, un peu trop facile.

 

Prenons un exemple récent : celui de l’ouverture des magasins le dimanche. Après avoir annoncé, il y a quelques semaines, que s’il était réélu, la première des mesures qu’il mettrait en œuvre serait de poursuivre les « assouplissements » (comprendre dérégulation et banalisation des ouvertures dominicales), Nicolas SARKOZY sur TF1 est revenue sur ses propos en expliquant « j’ai mis de l’eau dans mon vin ».

 

Il n’est, maintenant, plus question, du moins officiellement, de généraliser les ouvertures des grandes surfaces et autres centres commerciaux le dimanche.

 

Que s’est-il passé ?

 

Tout simplement le travail d’explication, de persuasion, de lobbying entrepris depuis des mois par une poignée de convaincus, a porté ses fruits.

 

Dès l’annonce initiale du candidat UMP, la CFTC, les amis du dimanche, FO, Mme BODENEZ via Liberté Politique et quelques autres, ont actionné l’outil qu’ils construisent depuis des mois sur le thème : Faire cadeau du dimanche aux grandes surfaces, à pour conséquence de se mettre à dos une grand partie de l’électorat catholique (attaché au repos dominical) et celui des petits commerçants qui craignent, à juste titre, la concurrence de la grande distribution.

 

Ce message, appuyé par quelques actions locales, comme la fermeture symbolique par des militants CFTC d’un Carrefour Market ouvrant illégalement à Paris, fut bien entendu dans les circonscriptions et remonta rapidement au château.

 

La crainte de perdre des élections, pouvant être le début de la sagesse. Vous connaissez maintenant la suite.

 

Comme quoi, si nous voulons récolter, notre devoir est d’abord de semer.

 

Il n’y a aucune fatalité, c’est bien le courage, la lâcheté ou l’indifférence des hommes et des femmes qui font l’histoire.

A nous d’en tirer les conséquences et de cesser de gémir et de s’apitoyer tout en profitant du travail de nos pères qui, eux, ont agi pour bâtir la cité et ce dans des conditions bien plus difficiles que les nôtres.

 

A la semaine prochaine.