CFTC Paris | Il l’a dit, il l’a fait !
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Il l’a dit, il l’a fait !

Il l’a dit, il l’a fait !

 

 

« Honni soit qui mal y pense »

 

 

La CFTC ne participera pas au CDSEI (comité du dialogue social européen et international) « organisé », ce jour, sous l’égide du Ministère du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, de la Délégation aux Affaires Européennes et Internationales et du Bureau des Politiques et Relations Européennes.

 

Par ce boycott, la CFTC veut dénoncer le manque de sérieux qui préside à l’organisation de telles rencontres comme :

          Les réunions annulées ou déplacées au gré des cabinets ministériels.

          Les documents de « travail » communiqués en dernière minute.

          Et, cerise sur le gâteau, l’incapacité des services de la République à obtenir le respect de l’emploi des langues officielles de l’Union.

 

Alors que de nombreux représentants de pays étrangers se plaignent du carcan mono culturel dans lequel ont les enferment, et défendent la Francophonie comme espace de pluralité et de diversité, nos propres ministères se font les petits télégraphistes d’une langue qui nous est étrangère.

La problématique d’une langue venue d’ailleurs, que l’on voudrait nous imposer comme unique (et pas seulement en France), entraîne des mécanismes convergents de discrimination, d’exclusion, d’élimination.

Ainsi, voit-on se dessiner à l’horizon, par effet d’enchaînement, l’assujettissement de tout le tissu économique et social à la langue unique : sous-traitance délocalisée, perte d’identité, reconnaissance par le seul critère de l’adhésion à une conception anglo-saxonne du monde (économique, social, juridique, enseignement, recherche, …).

 

Faut-il rappeler à nos services que nous sommes signataires de la convention de l’UNESCO sur « la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » ?

 

Pour la CFTC, il appartient aux fonctionnaires, fussent-ils « hauts » de respecter les engagements de la France et ce, même si un certain snobisme voudrait qu’hors de la langue unique, il n’y ait point de salut.

 

C’est pour ces raisons que la CFTC ne participera pas au CDSEI de ce jour, espérant par là que nos autorités politiques prendront enfin conscience de la nécessité que le Français soit traité à égalité avec l’Anglais, comme le veulent les traités internationaux.

 

 

Paris, le 27 novembre 2007.

 

                                  Joseph THOUVENEL

                                                          Secrétaire Général Adjoint Confédéral