CFTC Paris | Il y a tout ce que voulez aux……..
67
post-template-default,single,single-post,postid-67,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-10.0,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Il y a tout ce que voulez aux……..

Il y a tout ce que voulez aux……..

La Fédération nationale de l’habillement, fermement opposée aux ouvertures dominicales, est prête à une concession.

LE DÉBAT sur l’ouverture des magasins le dimanche pourrait repartir de plus belle. En juin dernier, la puissante Fédération nationale de l’habillement obtenait en justice la fermeture très symbolique d’Usine Center et du prestigieux magasin Louis Vuitton des Champs-Élysées qui attend la décision de la cour d’appel. Près de six mois plus tard, cette organisation, qui revendique pas moins de 150 fermetures de commerces le dimanche en six ans, est prête à revoir sa position. Lors d’un rendez-vous avec Renaud Dutreil, ministre du Commerce et de l’Artisanat, en octobre, Charles Melcer, président de la FNH, a reconnu que le cas des Champs-Élysée méritait d’être étudié de près. « Nous sommes prêts à revoir notre position pour les Champs-Élysées qui accueille chaque jour 312 000 personnes dont 70 % d’étrangers », indiquait-il hier au Figaro. Mais, prévient-il, nous n’irons pas au-delà de ce cas bien spécifique. » La Fédération nationale de l’habillement considère que le pouvoir d’achat des Français n’augmentant pas, ouverture ou non le dimanche, la consommation restera la même. « En revanche, en cas d’ouverture le dimanche, un transfert s’effectuerait en faveur des magasins ayant les moyens de payer doublement ses salariés, c’est-à-dire le grand commerce », poursuit Charles Melcer.

À ce jour, environ 70 % des magasins de l’avenue sont ouverts tous les dimanches. Ils bénéficient d’une réglementation de 1994 en faveur des zones très touristiques. Mais celle-ci se limite aux commerces culturels, touristiques et sportifs.

« Les étrangers ne comprennent pas pourquoi un magasin sur quatre est encore fermé. Je suis donc ravie que Charles Melcer ait changé d’avis », reconnaît Dominique Rodet, déléguée générale du comité des Champs-Élysées.

Pression parlementaire

La nouvelle position de la FNH pourrait bien arranger le député UMP, Pierre Lellouche, qui bataille depuis dix ans pour faire avancer ce dossier. Début juillet, le parlementaire a déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale, prônant la possibilité de déroger au repos dominical pour toutes les « activités de service en relation directe avec le public ». Conscient que cette proposition a peu de chance d’être étudiée d’ici à la fin de la législature, le député a révisé sa stratégie. Il compte désormais déposer un amendement dans le cadre de la loi sur la consommation qui sera discutée en janvier. Ce texte vise à « définir de la façon la plus large possible la notion d’exception touristique afin d’optimiser les ouvertures le dimanche », indique le député UMP. L’amendement devrait se limiter à Paris, même si le député espère pouvoir lui donner un « caractère national ».

Prudent, le gouvernement, qui n’a pas vraiment l’intention d’arbitrer sur ce dossier polémique à quelques mois d’échéances électorales, a commandé un rapport au Conseil économique et social. Ce document