CFTC Paris | Joseph Thouvenel écrit au futur Président de la République
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Joseph Thouvenel écrit au futur Président de la République

Joseph Thouvenel écrit au futur Président de la République


Monsieur le futur Président,

Dans quelques jours vous allez succéder aux 40 rois qui ont fait la France, et aux 2 empires et 5 républiques qui l’ont poursuivi.

La France, la terre de nos pères, aussi diverse qu’étonnante, où se côtoient des citoyens par héritage, par le sang versé ou pour certains, par le hasard du lieu de naissance.

Je ne doute pas, Monsieur le Président, que vous l’aimiez cette terre d’histoire et de civilisation. J’en serai d’autant plus sûr, quand vous cesserez, vous et vos proches, de parler de « CE pays » pour dire « MON pays ». Je n’ose évoquer le mot de patrie, tant celui-ci a été galvaudé. Les uns s’abritant de son ombre pour ériger des guillotines, les autres profitant de sa force pour traquer les différences.

J’ai pu mesurer, au cours de cette campagne, combien vous étiez sensible aux soutiens de ceux que l’on nomme « les peoples ». Aussi, céderais-je la parole à quelques-uns d’entre eux ayant pour caractéristique d’aimer notre pays sans en être citoyen :

Comme Kristin Scott Thomas, actrice Anglaise qui parle « d’un pays avec des paysages magnifiques, un pays de grande liberté qui offre une qualité de vie supérieure à celle de nombreux pays anglo-saxons ». Et de citer, notamment, la sécurité sociale, les congés maternité, l’hôpital public.

Ou Steven Kaplan, historien Américain, qui s’exclame dans les colonnes du Figaro magasine : « La philo enseignée au lycée, voire au café : quelle folie grandiose ! » et de poursuivre « La langue Française chante pour moi dans toutes ses variations comme le pain qui chante en sortant du four ».

William Christie, chef d’orchestre, parle, lui, de « ce raffinement à se nourrir autant des textes de Molière que des notes de Rameau ou des lignes d’un paysage maîtrisé » loin « de l’uniformisation du goût ».

Jusqu’à la star du cinéma Chinois, Geng Le, déclarant : « ce que les Français ont de plus séduisant, c’est qu’ils montrent au monde entier que le travail ne constitue pas l’essentiel de la vie ».

Johnny Depp, lui, parle « de la France qui m’a tout apporté. Une famille merveilleuse, mais aussi un équilibre qui me manquait. ».

Je pourrai en citer encore beaucoup d’autres, Monsieur le Président, comme tous ceux venant des 4 continents qui se ressourcent sur les chemins de St Jacques de Compostelle et découvrent avec étonnement et ravissement cet équilibre essentiel entre le matériel et le spirituel, retrouvant, par là-même, l’esprit des bâtisseurs de cathédrales dont la foi, si elle n’a pas déplacé des montagnes, a permis d’édifier ces géants de pierre et de prière.

Aimez-la, Monsieur le Président, notre France !

Aimez-la charnellement, aimez-la intellectuellement, aimez-la pour son passé, aimez-la pour son avenir, aimez-la pour son esprit, aimez-la avec ses défauts et ses qualités, aimez-la pour son peuple.

Aimez-la par respect, pour ceux qui ont donné et donnent leur vie pour elle.

Aimez-la !

Et vous en serez digne. 

A la semaine prochaine.