CFTC Paris | Joseph Thouvenel répond…
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Joseph Thouvenel répond…

Joseph Thouvenel répond…

…à ceux qui l’ont contacté pour soutenir un candidat à l’occasion des présidentielles.

 


Chronique de J. THOUVENEL du 08.05.2012 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

 

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai reçu, ces deux dernières semaines, moultes sollicitations pour voter pour l’un des deux finalistes à l’élection présidentielle.

Certaines construites, d’autres brinquebalantes, certaines enflammées, d’autres factuelles, certaines implorantes, d’autres menaçantes.

Toutes provenant de citoyens engagés, convaincus, s’intéressant à la chose publique et à l’avenir de notre pays.

Qu’il est satisfaisant de constater que nombre de nos compatriotes s’engagent par la plume ou le verbe à un des moments forts de la vie démocratique : l’élection du Président de la République.

Un léger bémol tout de même…

 

Comme en toute chose, c’est le travail quotidien, souvent modeste, qui permet de construire durablement. Or, beaucoup des conseillers engagés qui m’ont contacté sont à ma connaissance peu impliqués au quotidien dans la vie de la cité.

Pour ne prendre qu’un seul exemple, combien de ceux qui critiquent les syndicats, parfois à juste titre, prennent le risque de s’engager au service des autres et du bien commun dans leur entreprise ? 

Combien sacrifient une partie de leur carrière professionnelle pour aller négocier au niveau de leur branche professionnelle ? 

Combien mettent leur savoir-faire, leur compétence au service du monde du travail ?

 

Peu, trop peu !

 

Comme le disait le 1er mai, sur cette antenne, Clément de Villepin, DRH du groupe Degrémont : nous avons beaucoup de mal à avoir des salariés qui prennent des responsabilités syndicales.

Ah ! Bien sûr cet engagement est fréquemment obscur, peu valorisé, voire dévalorisé. C’est une tâche difficile de défendre le bien commun et non quelques intérêts catégoriels ou financiers.

Syndicaliste, vous ne verrez jamais couler l’eau d’un puits que vous avez participé à creuser.

Mais si vous faites correctement votre travail, grâce à vous, des mères qui vous resteront inconnues, pourront s’occuper le soir des devoirs de leurs enfants. Des familles profiter d’un dimanche, des salariés injustement traités se voir reconnaître leurs droits. Des entreprises retrouver l’esprit de communauté de travail, réunissant salariés et dirigeants dans un but commun.

Syndicaliste, vous pouvez être le lien vivant, actif, entre le travail de nos parents qui nous ont légué un pays dont nous pouvons être fiers. Une terre où les hommes et les femmes bénéficient de solidarités protectrices et nos enfants, à qui nous avons le devoir de transmettre une France plus forte, plus saine, plus humaine.

Plus fidèle aux promesses de son baptême, comme aurait dit le bien heureux Jean-Paul II. Vous savez, un de ces papes qui ont affirmé la légitimité du syndicalisme et appelé les chrétiens à s’engager !

Et ils ne parlaient pas d’un engagement ponctuel, le temps d’une élection, mais de l’effort constant et durable, de celui qui permet de bâtir des cathédrales.

 

A la semaine prochaine.