CFTC Paris | Joseph Thouvenel s’intéresse aux retombées concrètes du G20
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Joseph Thouvenel s’intéresse aux retombées concrètes du G20

Joseph Thouvenel s’intéresse aux retombées concrètes du G20

Chronique de J. THOUVENEL du 19.06.2012 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

 

 

Les grands de ce monde se réunissent au Mexique dans le cadre du G20.

Examinons le bilan de celui de Cannes, en novembre 2011.

Conscients des défis que l’économie mondiale avait à relever, le Ministère de l’Economie et des Finances communiquait de la façon suivante : « Le G20 peut-il changer la donne ? Ce qui est sûr, c’est qu’il a réussi là où d’autres organisations ont échoué. L’économie mondiale reprend son souffle, et le spectre de la division entre pays industrialisés et pays émergents s’éloigne peu à peu » et d’ajouter « Sur le plan politique, la profonde mutation de la géopolitique mondiale a bouleversé le cadre dans lequel sont gérées les relations économiques internationales, si le monde de l’après-guerre se fondait sur des relations multilatérales, le contexte a aujourd’hui évolué avec l’apparition de nouvelles zones d’influence comme l’Union Européenne, la Chine, l’Inde ou le Brésil. Des périls internationaux nouveaux sont apparus – qu’il s’agisse du changement climatique ou le terrorisme – nécessitant la recherche d’une coopération internationale pour en limiter les effets. Sur le plan économique, le processus de mondialisation a marqué une rupture par rapport au système dominant depuis les années 30, la globalisation des échanges a détrôné les protectionnismes nationaux et régionaux, bouleversant par là même les grands équilibres économiques et financiers mondiaux. »

Ce positionnement est très révélateur.

Si l’on fait abstraction du début – le G20, ce qui est sûr, c’est qu’il a réussi là où d’autres organisations ont échoué – ce qui relève plus de la méthode coué ou d’un optimiste béat que de la réalité, la suite de l’analyse est pertinente.

Avec juste un oubli ! Mais de taille ! L’être humain !

Comme si les institutions devaient tourner sur elles-mêmes, fonctionner pour exister, et exister pour fonctionner.

Si les différents participants ont reconnu qu’un socle social était indispensable dans la mondialisation, que les droits humains devaient être respectés, y compris par les entreprises, que la place des enfants n’était ni dans les usines, ni dans les bordels, quant il fallut établir des normes obligatoires, contrôlables et sanctionnables en cas de manquements – comme cela se fait depuis des années pour le commerce de marchandises – le cœur des vierges effarouchées s’est fait entendre ! Avec dans les rôles principaux la Chine et les Etats-Unis d’Amérique.

« Chaque Etat doit rester libre de fixer ses propres règles et d’évoluer à son rythme » dire les uns,

« Ce serait s’immiscer  dans les affaires intérieures d’un pays » su renchérir l’autre, peu connu pour ses scrupules à l’égard des frontières du Tibet.

Ah les braves gens ! Avec un tel volontarisme, ne doutons pas que la crise va reculer à grands pas.

A la semaine prochaine !