CFTC Paris | Journée nationale de la dépendance : le grand mensonge de la « journée de solidarité »
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Journée nationale de la dépendance : le grand mensonge de la « journée de solidarité »

Journée nationale de la dépendance : le grand mensonge de la « journée de solidarité »

 

De façon récurrente, le gouvernement communique sur les 2,2 milliards que rapporterait le lundi de Pentecôte ou toute autre jour de travail forcé en faveur des personnes dépendantes.

 

Cela est faux !

 

Les sommes collectées le sont mensuellement par la ponction sur les salaires de 0,3%, dénommée « contribution solidarité autonomie » sur la fiche de paie.

 

Que les salariés travaillent, ou non, un jour de plus dans l’année, les 0,3% sont prélevés et viennent alimenter la Caisse Nationale de solidarité pour l’autonomie.

 

S’il y a une nécessité à trouver des financements pérennes en vue de faire face à la dépendance, le principe posé par le législateur : l’instauration d’une journée de travail forcée est inacceptable !

 

L’exemple le plus récent sur notre continent : la journée du parti dans l’ex URSS montre à quel point cette idée correspond à un temps et à des pratiques heureusement révolues.

 

Si pour la CFTC, la collectivité nationale devra dans le futur développer son effort financier au service des personnes dépendantes, cela doit se faire en répartissant équitablement les charges et non en taxant quasi exclusivement les salariés, notamment ceux aux plus faibles revenus (smicards, temps-partiels imposés et autres précaires).

 

Il existe d’ailleurs un principe dans notre pays qui a valeur constitutionnelle et qui précise que « La contribution commune doit être également répartie entre tous les citoyens en raison de leurs facultés ». Cela s’appelle l’impôt.

 

C’est notamment pour ces différentes raisons que la CFTC s’oppose au maintien ou à la création de toute journée de travail qui ne mérite pas salaire.

 

 

Contact :       Joseph THOUVENEL