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La CFTC, constructive pas réformiste

La CFTC, constructive pas réformiste

Chronique de J. THOUVENEL du 15.03.2016 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

construction_sociale.pngBonjour à toutes et à tous,

Il est beaucoup question en ces temps socialement troublés, des syndicats réformistes.
Interlocuteurs privilégiés des gouvernements car sensibles aux évolutions du monde, contrairement à d’autres, qui seraient figés sur des positions archaïques hérités de la troisième internationale.

Celle qui vit le jour sous les glorieux hospices du télégramme dit « ZINOVIEV », du nom du président du SOVIET de PETROGRAD, dirigeant du KOMINTERN, le comité exécutif de l’international communiste, qui écrivait aux camarades français, que  « pour aller en avant » il fallait formuler « l’expression la plus nette de la volonté que vous avez de faire une politique révolutionnaire, au lieu d’une politique de compromis et de honte, une politique de renégats, de faiblesse et d’hésitation ».
Pour les amoureux des dates anniversaires, nous célébrerons cette année le 80e anniversaire de l’exécution du camarade ZINOVIEV, pour cause de fâcherie avec le petit père des peuples, le remarquable Staline.

Quittons les bouderies entre bolchéviques et revenons à nos syndicats français.
En gros, les réformistes seraient les modernes, les autres les anciens.

Les choses me semblent un peu plus complexes, n’en déplaisent à ces commentateurs divers et variés, au service de je ne sais quelle cause, pour qui le thème « réformiste » semble être l’Alpha et l’Oméga du partenariat social.

Réformer pour réformer n’a aucun sens, cela s’appelle de l’agitation. Une réforme peut être nocive, inutile, dangereuse. C’est le cas par exemple, de toutes celles qui font du salarié une variable d’ajustement, simple rouage de l’économie.

C’est pour cette raison que la CFTC préfère le thème de constructif. C’est-à-dire : bâtir, suivant un plan déterminé. La est toute la question, quand sont proposé ou imposé des changements de la norme sociale, quel est le plan qui guide ce changement, le véritable but ?

Y a-t-il eu une vision globale, durable et quelle est-elle ?
L’on nous parle de « favoriser la croissance » mais quelle croissance ? Celle qui n’a pour tout horizon métaphysique, que l’empilement de biens matériels, de préférence issus de la dernière génération publicitaire ? Ou celle d’un développement au service du bien commun, respectueux de l’être humain dans sa double dimension matérielle et spirituelle.

D’où l’importance des fondations. Sur quelles bases solides construit-on ? Quelle vision du monde portons-nous ? Quelles valeurs nous guident ?
Est quand il s’agit de valeurs, il faut aller plus loin que le simple affichage du type,  j’aime la liberté.

Aimer la liberté façon Lénine écrivant à Clara ZETKIN « Le peuple n’a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise ? ». Ou façon SOLJENYTSINE, dans un discours à HARVARD affirmant « vous les occidentaux, votre intelligence est libre, mais sans courage votre univers est spirituellement vide ? ».
N’oublions jamais que la Révolution Russe fut une fameuse réforme. Au service de qui ?

A la semaine prochaine,