CFTC Paris | La CFTC et la famille
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La CFTC et la famille

La CFTC et la famille

Chronique de J. THOUVENEL du 25.11.2014 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

 

 

Aujourd’hui, parlons un peu famille.

 

Pour la CFTC, les familles constituent un repère essentiel de notre société. Elles en sont les cellules de base. La cellule familiale est l’école fondamentale de l’apprentissage des relations humaines, dans tous les domaines, y compris celui de la gratuité et de l’amour, qui sont la meilleure réponse à la montée du matérialisme et des égoïsmes. Telle est la teneur de la position adoptée lors de son congrès de Dijon par le syndicat d’inspiration chrétienne.

 

C’est dès 1884 que Léon Harmel, chef d’entreprise, catholique, milita pour la mise en place des allocations familiales. Partant du constat qu’à rémunération équivalente, celui qui avait des charges de famille se retrouvait avec un revenu par personne au foyer, inférieur à celui qui n’avait pas d’enfant, il instaura le : « sur salaire familial » dans son entreprise.

 

En 1908, l’abbé Lemire, dans un discours à la Chambre des Députés, justifia la mise en place des allocations familiales dans les termes suivants : « Je n’appelle pas secours, je n’appelle pas indemnité, ce que je demande à la chambre ; un secours est donné pour un besoin pressant, passager, une indemnité est accordée pour une perte ; avoir une famille ce n’est éprouver ni un accident , ni un dommage, une allocation c’est une rémunération pour un service, la famille est un service social ».

 

En 1945, Pierre Laroque s’exprime sur le quotient familial : « le quotient familial répond à un souci de justice distributive, il s’agit de rendre l’impôt sur le revenu aussi neutre que possible, par rapport aux capacités de consommation des familles, suivant leurs charges inégales ».

 

Or, les récentes décisions gouvernementales portent un coup sévère, tant au principe d’universalité des allocations, qu’au juste principe du quotient familial, avec pour conséquence une injustice flagrante vis-à-vis des familles, notamment des familles nombreuses. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Une famille de cinq enfants avec un revenu de 6000 € aura une disponibilité de 857 € par personne au foyer. Une famille de deux enfants avec un revenu de 3450 €, aura, elle, une disponibilité par personne au foyer de 862 €, soit plus que celle de cinq enfants. Quant au couple sans enfant, avec 3000 € de revenus, il a une disposition de 1500 € par personne.

 

Et pourtant, la famille de cinq enfants vient de se faire sanctionner par le gouvernement, sous prétexte qu’ils seraient plus riches que d’autres.

 

Quand on dispose de 857 € par personne, il me semble que l’on en a moins que celui qui en a 1500.

 

C’est aussi simple que cela !

 

A la semaine prochaine !