CFTC Paris | LA FACE CACHÉE DE LA FUSION ANPE / ASSEDIC
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LA FACE CACHÉE DE LA FUSION ANPE / ASSEDIC

LA FACE CACHÉE DE LA FUSION ANPE / ASSEDIC

                                     

 

L’intersyndicale appelle les salariés de l’Assédic de Paris à
Une grève massive contre le projet de loi ANPE / ASSEDIC
Dès le 22 janvier 2008
(date de présentation du projet)
Devant l’assemblée Nationale

 

Extrait du discours du Président :

« Je demande à Christine LAGARDE de me faire dans les quinze jours, des propositions sur le processus de fusion de l’Anpe et de l’Unédic. Sur cette base des discussions pourront s’engager avec les partenaires sociaux. Mais, soyons très clairs, la fusion aura lieu car c’est l’intérêt du demandeur d’emploi. »
Pour le Gouvernement « la fusion de l’Anpe et des ASSEDIC marque une première étape de la réforme du marché du travail, qui devra être complétée (…) par une réforme du contrat de travail et de notre système de formation professionnelle ».

 

Mais les agents, qui sont au cœur du régime d’assurance chômage, ne sont pas dupes.

 

Nous sommes donc bien placés pour mesurer que le principal problème du chômage tient à l’absence d’emploi stable et pérenne.
Nous sommes donc bien placés pour mesurer qu’un grand nombre des allocataires que nous avons en charge sont confrontés à des successions d’emplois précaires, il suffit pour cela d’observer le nombre de salariés en activité réduite (temps partiel imposé, employeurs multiples, nombre de mission d’intérim etc.) pour savoir que la quasi-totalité des demandeurs d’emploi n’est pas composée de « fainéants ».
Nous sommes donc bien placés pour mesurer que la grande majorité des travailleurs privés d’emploi que nous recevons, n’aspire qu’à trouver cet emploi pérenne qui n’existe pas.

 

Conséquences pour les chômeurs :


Harmonisation des systèmes européens dès 2012.
La convention d’assurance chômage arrive à son terme le 31.12.2008.
On annonce une simplification de la réglementation associée à un renforcement des contrôles et des sanctions, annoncée comme un accompagnement du demandeur d’emploi dont le seul but est d’obliger les salariés / chômeurs à accepter n’importe quel emploi, à n’importe quelle condition, en instituant la notion, pour la moins suspecte « offre acceptable d’emploi »
Les chômeurs, après deux refus d’emploi ou un refus de formation seront sanctionnés
Que restera t’il de la couverture Chômage à long terme, dans le cadre de l’Europe ?

 

 

Conséquences pour l’ensemble de la population :


C’est la disparition du service public de l’emploi (ANPE)
C’est la mainmise de l’Etat sur les cotisations d’assurance chômage (transfert du recouvrement des cotisations à l’URSSAF),
C’est la disparition de la protection sociale collective dans le cadre du versement du revenu de remplacement garanti aux chômeurs, et cela au profit d’un organisme coercitif.

C’est pour dire non à ce projet de loi ANPE / ASSEDIC pour la défense du régime d’assurance chômage, de nos missions et statut, que nous étions en grève les 27 novembre 2007 et 8 janvier 2008 (82% de grévistes et fermeture des sites d’accueil).