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La famille, ce n’est pas si compliqué

La famille, ce n’est pas si compliqué

Chronique de J. THOUVENEL du 07.06.2016 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

famille.gifBonjour à toutes et à tous,

Il est des débats surprenants ! Celui concernant la famille en est un !

Certains aux intentions plus ou moins honorables, nous expliquent que la famille est un concept à géométrie variable et qu’un enfant est une sorte de variable d’ajustement au service du désir des adultes.

J’en veux, donc je dois en avoir !

Quitte à en faire des orphelins de père ou de mère. Si je suis du bon côté de la richesse, je peux même louer une malheureuse dans la misère pour qu’elle porte et mette au monde un enfant qui lui sera arraché à la naissance.

Même la pire des caricatures voulant dénoncer la domination d’un certain colonialisme n’arrive pas à la cheville de cette ignoble réalité.

La famille, c’est relatif. Ça va, ça vient, c’est une sorte d’abstraction. Tout juste, du bout des lèvres va-t-on consentir à la définir comme : la plus petite unité sociale observable.

Après avoir roulé sa bosse sur tous les continents et étudié les différentes formes familiales, quand dit Claude Lévi-Strauss, philosophe, ethnologue, linguiste, anthropologue « Si l’universalité de la famille n’est pas une loi naturelle, comment expliquer qu’on la trouve presque partout.

Pour avancer vers une solution, tentons de définir la famille, en construisant un modèle réduit aux quelques propriétés invariantes, qu’un coup d’œil rapide nous a déjà permis de dégager.

La famille prend son origine dans le mariage. Elle inclut le mari, la femme, les enfants nés de leur union formant un noyau autour duquel d’autres parents peuvent éventuellement s’agréger. Les membres de la famille sont unis entre eux par des liens juridiques, des droits et obligations de nature économique, religieuse ou autre. Un réseau précis de droits et interdits sexuels et un ensemble variable et diversifié de sentiments tels que l’amour, l’affection, le respect ».

Il y a donc des invariables nous dit le philosophe-ethnologue, rejoignant par-là la sagesse populaire où la cruelle expérience des blessés de la vie. Comme Hira, cité par Svetlana Alexievitch prix Nobel de littérature 2015 « je ne sais pas être douce, ni prudente dans mes propos. Je ne sais pas pardonner. Ma famille se plaint que je ne suis plus très affectueuse. Est-ce que l’on peut l’être sans mère ? »  «  Il n’y a que maman, et papa ». «  Si je les avais encore, je ne les appellerai pas autrement : mon petit papa, ma petite maman, des mots en or ».

Et Arseni : « les voisins pleurent, maman pleure, je ne comprends pas alors le sens de l’expression « porter disparu ». Longtemps j’ai attendu papa, toute ma vie. »

L’enjeu est simplement là ! Que des enfants ne soient pas intentionnellement privés d’un père et d’une mère, qu’ils n’en souffrent pas toute leur vie.

A la semaine prochaine.