CFTC Paris | La subsidiarité? C’est quoi?
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La subsidiarité? C’est quoi?

La subsidiarité? C’est quoi?


Chronique de J. THOUVENEL du 03.06.2014 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

« Difficile à prononcer, généralement impossible à traduire et de toute façon quasi impossible à comprendre »

Telle est la définition que donnait Valery Giscard d’Estaing de la subsidiarité dans les années 80.
Et pourtant, ce principe est un des éléments forts de la doctrine sociale de l’église.
Sa bonne application est la garantie, notamment dans nos entreprises, que chacun soit reconnu comme acteur à part entière, maître des ses attributions.
Le principe de subsidiarité est celui selon lequel une responsabilité doit être prise par le plus petit niveau compétent pour résoudre le problème.
L’échelon supérieur n’intervient que si le niveau inférieur est dans l’incapacité de répondre à la demande. En clair cela consiste à :
• Respecter les attributions de chacun,
• Aider éventuellement,
• Remplacer exceptionnellement.
Le but poursuivit ? Que chacun exprime ses talents !

Quel que soit notre niveau hiérarchique, nous devons pouvoir accomplir notre tâche avec suffisamment d’autonomie.

Par le travail nous nous affirmons, nous mettons notre marque sur l’Univers.
Encore faut-il que le travail puisse être un acte réfléchi et décidé, ou co-décidé, par le travailleur, faute de quoi il fait de l’homme une machine, un simple instrument.

Si le principe de subsidiarité est valable au niveau individuel, il l’est également au niveau collectif.

Pie XI, dans l’encyclique quadragésimo anno, l’affirme : « on n’a pas le droit d’enlever aux particuliers pour les transférer à la communauté les attributions dont ils sont capables de s’acquitter de leur seule initiative. »

Mesurer à l’aulne de ce principe, les politiques qui poussent à détacher les parents de leur rôle d’éducateur pour confier cette mission à la collectivité sont des politiques contraires à la doctrine sociale.

L’Etat se doit de veiller à ce que l’organisation de la société permette aux parents d’assumer leur rôle d’éducateur de la même façon, la vie économique se doit d’être au service des personnes et des familles. D’où notamment, l’importance du combat pour le repos dominical, ce temps pour la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle.

Le principe de subsidiarité outre qu’il favorise l’épanouissement de chacun, s’oppose à toutes les formes de collectivisme.
De la main mise de l’Etat sur la gestion de nos vies au rouleau compresseur matérialiste qui génère des formes d’organisation du travail déshumanisante et aliénante, nous avons par la bonne application de ce principe un antidote efficace. C’est d’ailleurs la subsidiarité qui justifie l’existence des différents corps intermédiaires et leur champ de compétence.

Si le président Giscard d’Estaing nous écoute, j’espère que dorénavant, ce principe ne lui pose plus de problème de compréhension. Quand à sa prononciation, il me semble Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, qu’il s’agit plus d’un problème personnel que d’une difficulté orthographique.


A la semaine prochaine !