CFTC Paris | Le retour du Tapie
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Le retour du Tapie

Le retour du Tapie

Chronique de J. THOUVENEL du 22.12.2015 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c'est bien ! L'écouter, c'est encore mieux !

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Bonjour à toutes et à tous,

C’était un dimanche comme un autre, j’allais acheter croissants et pain, quand passant devant la devanture du marchand de journaux, me saute aux yeux la une du quotidien du jour « EXCLUSIF : Bernard Tapie : ‘Je reviens en politique’ ».

Je vérifiai la date, les élections régionales venaient d’avoir lieu sans que n’apparaisse de liste menée par l’ancien président de l’OM, les prochaines élections étant prévues en 2017, nous étions à mon sens en plein non-événement.

Pauvre JDD, pensai-je, ils se sont fait prendre de vitesse pour « Un Noël sans neige », n’ont pas réussi à mettre la main sur la copie de l’opportun arrêt maladie de Monsieur Bartolone, n’ont pas osé titrer sur le retour des soucoupes volantes, il ne leur restait plus qu’à gratter du côté de quelque ancienne vedette, Yvette Horner étant indisponible, restait Bernard Tapie.

Je rentrais chez moi, avec un soupçon de mélancolie, en pensant au France-soir de Lazareff ou à l’aurore de « J’accuse ».

Hé bien, j’avais tort.
Un coup de fatigue ? une déficience neuronale ? ou plus certainement la conséquence d’une éducation chrétienne néfaste, ne permettant pas de distinguer l’essentiel de l’accessoire.

Car cet événement majeur, l’annonce par lui-même du retour éventuel sur la scène politique, du batteleur d’estrade fatigué, ne m’avait pas apparu comme devant être célébré par les trompettes médiatiques.

Je n’y connais rien ; radios, télé, journaux, eux ne s’y sont pas trompé, qui, dans un bel élan, ont remis en selle l’inoubliable interprète sur vinyle 45 tours des pistonnés, le créateur de la société Cœur assistance, dont le bilan le plus remarquable fut sans doute les 12 mois de prison avec sursis auxquels fut condamné son fondateur.

Le flamboyant homme d’affaires, celui qui reprit Testut, une entreprise de balances dont il promit de garder les salariés, avant de tous les jeter un an plus tard…

Le patron de Wonder qui licencie 1250 personnes après les avoir fait recevoir par une fausse assistante sociale…

L’ancien ministre de la ville, chargé de s’occuper des quartiers difficiles, qui réussit surtout à se promener en banlieue sous les projecteurs des médias…

J’en passe et des meilleures, comme cette condamnation pour corruption et subordination de témoins (2 ans, dont 8 mois fermes).

Ne pas remettre le pied à l’étrier à un personnage aussi remarquable aurait été dommage.

Et puis, cela évite de s’intéresser à ces groupes de déviants qui sévissent dans l’ombre.

Je pense par exemple à ces ridicules étudiants qui délaissent cours, polycopiés et ouvrages savants pour encadrer des jeunes ou moins jeunes.

J’en ai même croisé il y a quelques jours dans le 9-4, le Val de Marne, poussant des personnes âgées et handicapés en fauteuil, pour un aberrant pèlerinage de banlieue.

Ils agissent simplement, humainement et efficacement au quotidien, ils ne feront donc pas l’événement médiatique.

À la semaine prochaine !