CFTC Paris | Le sourire d’un ange
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Le sourire d’un ange

Le sourire d’un ange


Chronique de J. THOUVENEL du 01.07.2014 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

Vous êtes peut-être de ceux qui, il n’y a pas si longtemps, ont arpenté les rues pour défendre les droits de l’enfant, dont celui d’avoir un père et une mère.
Le pouvoir « ce monstre froid » ne vous a pas entendu, ou plutôt, vous a ignoré.
Enfermés dans l’obscurité de la pensée unique, du peuple qui protestait en masse, ils n’ont vu que des ombres.
Ils n’ont rien compris à ces centaines de milliers de citoyens appelant au bon sens et au respect de quelques principes élémentaires.  Arc boutés sur leur schéma passéiste, ils ont juste perçu une menace pour leurs visés électoralistes.
Jouant de la matraque, voir de l’emprisonnement, tout en agitant leur nombreux et puissants relais médiatiques, ils se sont imaginé qu’ils avaient circonscrit l’incendie.
Ne resteraient que quelques modestes foyers et un peu de fumée.
Profonde erreur de ces soixante huitards reconvertis en bourgeois installés, qui s’imaginent que les aspirations des peuples se fabriquent  au sein des agences de communication à coups de pharamineux budgets publicitaires.
De la poudre aux yeux Messieurs et Mesdames les puissants du jour, du sable pour château en « boboland ».
Du pain et des jeux cela n’a qu’un temps ! Il faut toujours plus de pain, toujours plus de jeux, jusqu’à ce que la gangue  se craquèle, la carapace qui asservi se fissure,  révélant de l’Homme la vraie nature, faite de chair et de transcendance.

Ces ombres, que vous avez voulu ignorer, n’ont pas fini de vous hanter. Comme pour le spectre d’Hamlet, vous vous interrogez sur leur nature.
Votre trouble se mesure à la violence de vos réactions. Parce que des citoyens s’investissent dans la vie de la cité, la République serait en danger ?

Au contraire, ce sont eux qui font vivre la démocratie en alimentant le débat, en poussant à la réflexion.

Quoi de plus beau que ces agoras qui à la nuit  tombante, raisonnent des vers d’Hugo, Péguy ou Verlaine.
Quoi de plus sain, que ces jeunes veilleurs partageant la culture avec le tout passant.
Ce qui faisait dire à un badot, surpris par le mur de CRS flanquant ces porteurs de savoir, que bientôt nous aurions les forces de police le plus cultivées au monde.

Votre mépris n’a pas renvoyé dans les ténèbres extérieures ce peuple pacifique et déterminé, mais bien au contraire, il a réveillé des milliers de soleil qui viennent éclairer notre route.

Jusqu’à la fête de la musique, où les gavroches au pied de notre dame de Paris chantaient leur amour d’un pays, le leur, le notre.

J’en ai vu sourire les anges sur les tours de la cathédrale.
Que ces sourires, cette détermination, cette espérance vous accompagne sur la route des vacances et bien au-delà.
 
A la rentrée prochaine!