CFTC Paris | Le vrai développement, c’est le respect de l’humain
1822
post-template-default,single,single-post,postid-1822,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-10.0,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Le vrai développement, c’est le respect de l’humain

Le vrai développement, c’est le respect de l’humain


Chronique de J. THOUVENEL du 08.04.2014 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

Monsieur Klaus Schwab, cet économiste allemand, président du forum économique de Davos, qui réunit annuellement le gratin des affaires, de la politique et des médias, a une analyse de la situation mondiale aussi intéressante qu’inquiétante.

Il estime que la poudrière que représentent les 75 millions de jeunes sans emploi dans le monde, le conflit au Moyen Orient, celui qui menace en mer de Chine et l’attitude de la réserve fédérale américaine en matière monétaire, sont autant de risques de déflagrations à court terme, tout indiquant que ce type de menace ne fait que croître.

Il affirme que cette situation est le résultat d’un échec collectif face à la façon de gérer les conséquences de la mondialisation.

Un échec qui s’est construit pas à pas au cours des dizaines d’années qui viennent de s’écouler.

Le même Schwab d’enfoncer le clou en dénonçant le fonctionnement des marchés financiers qui , pour lui, recèlent des risques mal identifiés sans réponse coordonnée à ces dangers potentiels.

Ce qui a un impact catastrophique sur le reste du monde.

Très bien, mais que propose-t’il ?

Quelle règle pour réguler cette mondialisation devenue folle ?

Tant que les puissants du jour ne sortiront pas de leur raisonnement strictement matérialiste ils iront, et nous avec, de déceptions en échecs. Penser l’avenir du monde en refusant de mettre au centre des préoccupations le développement intégral de l’être humain, c’est bâtir sur du sable.

Ce développement intégral c’est promouvoir tout Homme et tout l’Homme.

C’est prendre en compte la croissance matérielle mais aussi spirituelle de la personne.

Pour la doctrine sociale de l’Eglise, l’homme est au centre même des choses et tout doit être ordonné par rapport à lui.

Est-ce le cas ? Quand dans le projet d’accord de libre échange entre l’Union Européenne et les Etats-Unis, l’objectif ; non condamnable en soit ; de développer le commerce entre les deux continents,  s’accompagne de mesures pour le moins discutables.

Comme la possibilité pour un investisseur étranger de réclamer des dommages et intérêts à un état qui publierait une loi sur le développement durable, dés lors qu’elle aurait pour effet une perte de bénéfices POTENTIELS de cet investisseur.

Pour ce faire, il est prévu la constitution d’un « panel d’arbitrage » que seuls les investisseurs pourront saisir, aucune obligation ne leur étant demandée en contrepartie. Comme le dit très justement le président du Comité Pauvreté et Politique, Bertrand de Kermel : «  même pas d’être à jour des impôts ! »

C’est là, donner des droits exorbitants aux multinationales et  surement pas servir le développement intégral de la personne humaine. 

A la semaine prochaine