CFTC Paris | Les 35 heures, la loi qui a eu le plus d’impact sur les DRH
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Les 35 heures, la loi qui a eu le plus d’impact sur les DRH

Les 35 heures, la loi qui a eu le plus d’impact sur les DRH

Selon une étude, la loi sur la réduction du temps de travail est celle qui a eu le plus d’influence sur la gestion du personnel. La crise ne semble pas devoir changer les pratiques.
 
Près de dix ans après son adoption, la loi Aubry sur la réduction du temps de travail continue de marquer les esprits. Selon une étude Apec-Liaisons sociales magazine, elle constitue pour 92% des directeurs de ressources humaines (DRH) la réforme de la dernière décennie qui a eu le plus d’influence sur leur pratique. Elle est suivie par la loi Tepa, dite «paquet fiscal» (72%), la loi de modernisation du marché du travail qui consacre notamment la rupture à l’amiable du contrat de travail (65%), la réforme de la formation professionnelle de 2004 (56%) et la loi Fillon sur les retraites de 2003 (50%).


Le recrutement, pas une priorité

Les sujets de société semblent moins marquer les DRH. 64% d’entre eux jugent important l’impact des pénuries et tensions sur le marché du travail, devant l’éthique et la responsabilité sociale (60%) et les conditions de travail et le stress (57%). Pourtant bien présents dans l’actualité sociale, la non discrimination (40%), la diversité (38%) et l’emploi des seniors (33%) n’apparaissent pas en tête des réponses.

Interrogés sur l’incidence de la crise, les DRH ne tranchent pas réellement : 30% estiment qu’elle va «beaucoup» changer leur pratique et leur logique, 38% qu’elle va seulement les changer «un peu», 30% «peu» et 8% «pas du tout». Le contexte économique et social influe toutefois sur leurs priorités : fort logiquement le recrutement des collaborateurs est relégué en dernière position (55%) tandis que se hissent en tête le renforcement des compétences (87%), l’optimisation de la gestion des ressources humaines (81%), l’amélioration de la communication interne (77%) et la fidélisation des collaborateurs (74%).

Questionnés sur l’évolution la plus importante pour leur métier, les DRH des entreprises de moins de 500 salariés citent en premier lieu le droit du travail qui ne figure qu’en 2e position pour les DRH de sociétés plus importantes. Ceux-là placent en première place la gestion des compétences.

Le Figaro, 1er septembre 2009