CFTC Paris | Les 50 ans de la CFTC maintenue.
2015
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Les 50 ans de la CFTC maintenue.

Les 50 ans de la CFTC maintenue.

 


Chronique de J. THOUVENEL du 21.10.2014 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

La CFTC – Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, vient de célébrer les 50 ans de son maintien.
Née en 1919, de la fusion de syndicats catholiques, évangéliques et indépendants, la Confédération, dès son origine, fit référence aux encycliques sociales tout en restant un mouvement laïque, indépendant des églises comme des partis.


En 1964, la centrale connu une crise majeure quand 70 % des délégués décidèrent de gommer la référence chrétienne et de créer la Confédération Française Démocratique du Travail. Prônant l’autogestion et le soutien officiel aux partis politiques de gauche, principalement le parti socialiste.
Il ne s’agit donc pas de déconfessionnalisation. Comment déconfessionnaliser un mouvement qui n’a jamais été confessionnel ?


C’est ainsi que 300 délégués, refusant la politisation socialiste du syndicat et l’abandon de sa référence chrétienne sociale, se retrouvèrent dans la salle du Musée Social, rue Las Cases  où ils décidèrent, envers et contre tout, de continuer la CFTC avec son sigle et ses statuts. Ils portent à leur tête le Président de la Fédération des mineurs, Joseph SAUTY.


Tous les observateurs pronostiquent l’échec de SAUTY et de ses amis, tant les obstacles à vaincre sont énormes. En interne, plus de moyens, plus de locaux, plus de fichiers.  En externe, c’est une rafale de procédures civiles et administratives, lancées par ceux mêmes qui se veulent les chantres de la liberté d’expression. Elles visent à interdire l’emploi du sigle CFTC à ceux qui en assurent fidèlement la continuité.


Pendant des années avec une rare obstination, ils tenteront de faire disparaître la Confédération chrétienne. Les dirigeants du syndicat étant même menacés par les huissiers de saisies de leurs biens personnels, s’ils persévéraient dans la diffusion de tracts et journaux à entête CFTC.


Pour certains partisans du syndicalisme démocratique, les bonnes méthodes étaient celles des démocraties populaires : élimination des minorités et des opposants tout en chantant les vertus de la liberté.
Du côté des pouvoirs publics, de nombreuses difficultés surgissent. L’accueil du ministre du travail de l’époque, Gilbert GRANVAL, est d’une froideur polaire. Il fallut attendre un remaniement ministériel et une entrevue avec le Général DE GAULLE, pour qu’en mars 66 un décret réintroduise la CFTC parmi les confédérations nationales représentatives.


Du côté des autorités spirituelles, de la part desquels le syndicat d’inspiration chrétienne souhaitait au moins de la compréhension, ce ne fut trop souvent que réserve, indifférence voire hostilité.
Et pourtant ! Malgré les obstacles et les difficultés matérielles, c’est l’enthousiasme et la force morale qui l’emportera. Aujourd’hui, fidèle à ses valeurs, la CFTC tient sa représentativité des centaines de milliers suffrages qu’elle recueille dans les entreprises.


A la semaine prochaine !