CFTC Paris | Les allocs à la poubelle !
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Les allocs à la poubelle !

Les allocs à la poubelle !


Chronique de J. THOUVENEL du 04.02.2014 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

 

« Fin des cotisations familiales d’ici 2017, enfin ! »

S’est empressée de « tweeter » Madame Parisot, dés qu’elle a connu la décision gouvernementale de supprimer la participation des entreprises à la politique familiale.

Au moins avec Laurence, on sait à qui on a affaire.

Celle qui faisait s’apitoyer les patrons français sur la cruauté des élevages d’animaux en batterie lors de la clôture d’une université d’été du MEDEF, sans imaginer un seul instant, que l’on eusse préféré qu’elle s’intéresse au sort des salariés travaillant en batterie dans les usines chinoises ou les mines Sud-Américaines.

Celle qui déclara : « la vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? ».

Celle qui fut la patronne des patrons est satisfaite ! 130 ans après que Léon Harmel, cet industriel Français porteur de la doctrine sociale de l’église, ait proposé un texte de loi visant à instaurer les allocations familiales.

69 ans après leur instauration, elles viennent d’être torpillées de belle façon, sous les applaudissements de tous ceux qui considèrent que l’individualisme est la mère du progrès, et la famille l’ennemi des libéraux-libertaires.

Je sais, c’est promis, juré, craché, les 35 milliards d’€ qui ne vont plus alimenter les Caisses d’Allocations Familiales, seront compensés.

Comment ?

Par des économies, lesquelles ?

On ne sait pas !

Justement, on aimerait savoir.

 

Mais au-delà de cette compensation virtuelle, le message envoyé est redoutable :

« Entreprises, libérez-vous » comme ils disent. Vous ne faites pas partie d’un tissu collectif qui s’appelle la Nation où chacun est responsable de tous, où le bien commun veut que l’on soutienne le premier lieu d’éducation, d’épanouissement, de sociabilisation de l’être humain, c’est-à-dire la famille.

 

Non ! Les entreprises n’ont pas de responsabilité en la matière, d’ailleurs on le voit tous les jours avec ces femmes qui reviennent de congé maternité et qui se font virer aussi sec.

On est là pour faire du fric, pas pour jouer les assistantes sociales.

A rémunération égale un salarié avec charge de famille a une situation matérielle  plus difficile, qu’un célibataire. Pas mon affaire, ils n’ont qu’à pas faire de mômes.

Les enfants d’aujourd’hui ce sont nos retraites de demain.

Rien à fiche, encaisser les dividendes, c’est maintenant !

 

Nous sommes à l’heure de l’égoïsme triomphant, du repli sur ses petits intérêts particuliers. Piétinons le bien commun en généra, et la famille en particulier, ce n’est pas elle qui bloque les transports ou incendie des voitures.

C’est juste l’avenir du pays : une broutille…

 

A la semaine prochaine