CFTC Paris | Loi Macron : les parlementaires qui nous soutiennent
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Loi Macron : les parlementaires qui nous soutiennent

Loi Macron : les parlementaires qui nous soutiennent

Enfin, la loi Mallié de 2009, en prévoyant la possibilité, et non l’obligation, pour le Maire d’autoriser les commerces à ouvrir jusqu’à cinq dimanches par an, me semble être un point d’équilibre dont je m’oppose à la remise en cause.
Cette loi n’a pas été présentée au vote de la représentation populaire qui l’aurait rejetée. Le Gouvernement a décidé de passer en force son texte, en appliquant l’article 49-3 de la Constitution qui prive les Parlementaires, de leur pouvoir d’expression démocratique.
J’aurai voté contre ce texte qui comporte de nombreux risques pour notre modèle économique français.
Restant à votre disposition.
Je vous prie de croire, Monsieur le Vice-Président, à l’expression de mes salutations les meilleures.

Rémi DELATTE


Monsieur David RACHELINE, Sénateur du Var, Maire de Fréjus. Sénateur ne figurant sur la liste d’aucun groupe politique.

Monsieur le Vice-président,

Vous avez bien voulu attirer mon attention sur la Projet de Loi dit « Loi Macron » et notamment sur le dispositif élargissant considérablement l’ouverture des commerces le dimanche et je vous en remercie.
Aujourd’hui, le dispositif proposé par M. Macron va beaucoup trop loin. Il touche un principe fondamental : le repos dominical.
Travailler le Dimanche, c’est se priver d’un temps traditionnellement consacré à la famille, un temps où parents et enfants peuvent partager du temps et des loisirs dont ils ont été privés par les obligations d’une semaine chargée.
Travailler le dimanche, c’est empêcher les Français de nouer un tissu social par la vie associative, par des initiatives aux services de leur voisin, celles qui rappellent à chacun que la joie véritable est d’offrir gratuitement de son temps aux autres.
Travailler le Dimanche, c’est nous enfermer dans une logique libéraliste et consumériste à outrance, sans avoir ne serait-ce qu’une journée pour s’en détourner.
Travailler le Dimanche, c’est faire croire aux Français que cela entraînera une augmentation de la consommation et des créations d’emplois. À long terme, je ne le crois pas du tout car la consommation n’est pas extensible à souhait.
Travailler le Dimanche, c’est verser toujours plus dans un système hypocrite. Qui contraindra notamment les femmes (majoritaires dans le secteur du commerce), qui leur fera croire à une liberté de choix vite oubliée je le crains, malgré la loi.
Travailler le Dimanche, c’est tuer encore un peu plus les commerces de proximité qui seront victimes de la concurrence démesurée des magasins de grande taille.
Travailler le Dimanche, c’est oublier ce jour sacré qui constitue un héritage culturel de nos racines judéo-chrétiennes.
En ces temps où les Français demandent une forte cohésion sociale pour faire face aux terribles dangers que fait peser le fondamentalisme islamiste, il s’agit d’assumer et de consolider notre identité et notre héritage, sans se vautrer dans un esprit mercantiliste qui vide notre existence de son sens.
En vous assurant de mon opposition future à ce texte de loi, je vous prie de croire en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

David RACHELINE