CFTC Paris | Lu : le 22 janvier sur le site www.la-croix.com
1728
post-template-default,single,single-post,postid-1728,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-10.0,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Lu : le 22 janvier sur le site www.la-croix.com

Lu : le 22 janvier sur le site www.la-croix.com

Avant les élections, les Églises européennes plaident pour le dimanche :

Les défenseurs du repos dominical misent sur les élections européennes, en mai, pour obtenir des engagements auprès d’élus et de candidats.

Saisir le moment: c’est ce que fait l’Alliance européenne pour le dimanche, un réseau de syndicats, d’organisations civiles, d’Églises et de communautés religieuses, qui espère mobiliser l’opinion en vue des élections européennes des 22-25 mai prochains. Dans un plaidoyer dévoilé mardi 21 janvier au Parlement européen, ses membres, soutenus par la Commission des épiscopats de la communauté européenne (Comece), demandent aux élus et aux candidats de s’assurer que « la législation communautaire respecte et préserveun jour de repos hebdomadaire commun à tous les citoyens de l’UE, en principe le dimanche » et garantisse « des modèles de temps de travail durable, fondés sur le principe du travail décent ».
La bataille n’est pas nouvelle. Sur le plan législatif, elle reprendra après le scrutin dans le cadre de la difficile refonte d’une directive européenne de 2003 sur le temps de travail.
« Nous voulons vraiment convaincre qu’il y a autre chose que la consommation, c’est difficile parce que les attitudes sont très différentes en Europe vis-à-vis du repos dominical, confie Mgr Ludwig Schwarz, évêque de Linz (Autriche). Mais dès qu’il y a un déséquilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle, il y a un risque d’épuisement, de maladies psychiques ou physiques. »
« S’il y a quelque chose qui rassemble en Europe, c’est le repos dominical  »
Les pays les plus mobilisés en faveur de la protection du dimanche, comme l’Autriche ou l’Allemagne, ont déjà les législations les plus restrictives. Le reste de l’Europe l’est de moins en moins. Après le Royaume-Uni ou la Suède, qui ont libéralisé le travail le dimanche depuis longtemps, la Grèce, le Portugal, l’Italie assouplissent leurs législations, à l’instar de la France ou de la Belgique.
« Il y a un espoir à l’échelon européen, car s’il y a quelque chose qui rassemble en Europe, c’est le repos dominical »,estime néanmoins Joseph Thouvenel, vice-président de la Confédération française des travailleurs chrétiens.
Déjà signataire du texte, l’élue socialiste autrichienne Evelyn Regner va approcher ses collègues, les Italiens notamment, intéressés par l’initiative, et plusieurs élus d’Europe centrale et orientale « qui commencent à réaliser les inconvénients du tout-libéral ».« Nous devons aussi respecter certaines traditions, comme les petits magasins ouverts le dimanche dans le sud de l’Europe, mais nous refusons l’argument selon lequel la situation économique serait meilleure si tout était ouvert ledimanche », précise la députée européenne.

Nathalie Vandystadt, à Bruxelles