CFTC Paris | Lu sur BFM.TV Economie le 20 mai 2013
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Lu sur BFM.TV Economie le 20 mai 2013

Lu sur BFM.TV Economie le 20 mai 2013

Journée de solidarité: « arrêtons avec cette farce! » lance la CFTC

Neuf ans après la création de la journée de solidarité, en 2004, la CFTC est toujours aussi remontée. Le syndicat chrétien, qui a tout de même obtenu, en 2008, que le lundi de Pentecôte redevienne férié, ne digère pas l’absence d’égalité entre les travailleurs.

C’est dans ce contexte que Joseph Thouvenel, le vice-président de l’organisation syndicale, était l’invité de BFM Business, lundi 20 mai. « Le législateur a posé un mauvais principe, à savoir d’obliger les salariés à travailler sans contrepartie de rémunération », s’est-il désolé. « C’est inacceptable, que ce soit pour une minute, une heure, ou un jour ».

De plus, selon lui, cette journée de solidarité « ne rapporte rien. Il existe déjà un prélèvement mensuel de 0,3% sur la rémunération. Que je travaille un jour de plus ou de moins, je ne rajoute ou ne retire pas un euro sur cette taxe sur les salaires. La vérité, c’est que ces trois milliards représentent une taxe sur les salaires! »

« L’égalité républicaine n’y est pas »
Le dirigeant a ensuite abordé la question de l’égalité entre les travailleurs. « Il est normal que, quand je gagne de l’argent, je participe à la solidarité nationale. Il faudra d’ailleurs faire un effort plus conséquent pour la prise en compte de la dépendance et de l’autonomie », a-t-il reconnu.

Pourtant, « pourquoi ne s’adresse-t-on qu’aux seuls salariés? Les professions libérales ne devraient-elles pas participer ? Et nos parlementaires ? On voit bien que l’égalité républicaine n’y est pas. C’est tellement absurde! Déclarer une journée de travail en plus pour les salariés de Peugeot qui sont au chômage technique, il faut vraiment avoir fait l’Ena pour inventer ça ! »

Avant de conclure : « arrêtons avec cette farce. Oui, nous avons besoin de financer la dépendance. Oui, il faudra faire des efforts supplémentaires, mais il faut que la charge repose équitablement. »