CFTC Paris | Nouveau regard sur la crèche
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Nouveau regard sur la crèche

Nouveau regard sur la crèche


Chronique de J. THOUVENEL du 25.12.2012sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

 

Je suppose que vous êtes au courant qu’il y a un peu plus de 2000 ans, naissait un chérubin, fils de Dieu et enfant adoptif d’un charpentier.

 

Contrairement au conditionnel en usage dans certains ouvrages de l’Education Nationale, la naissance de ce petit d’homme est un fait historique.

 

Il est dommage que Monsieur Darcos et son aéropage d’hyper diplômés ne l’aient point su quand ils ont agréé ce manuel de 5ème où est inscrit « Palestine : terre où aurait vécu Jésus ».

 

Ah, le charme de l’emploi du conditionnel par ces milieux relativistes pour qui, il n’est de vérité que mesurable, comptable, pesable et chiffrable. Bien que rien n’ai été publié sur le sujet, au bulletin officiel de l’Education Nationale, nous sommes encore quelques-uns à affirmer, fort de la tradition et de quelques études historiques, que Jésus, fondateur du christianisme, est né il y à plus de 2000 ans.

 

Cela dit et posé, rien ne vous choque dans le récit de la naissance de cet enfant ?

 

Je passe sur les bergers, ces va-nu-pieds squatteurs de colline, prêts à adorer n’importe quoi, y compris un nourrisson, sous prétexte de quelques signes dans le ciel.

 

Ignorons cette bande d’immigrés voyageurs, appelé aussi « Roi mage ». Il ne faut pas avoir la conscience tout à fait tranquille pour se balader ainsi, de contrée en contrée, avec de l’Or, de la myrrhe et de l’encens.

 

Non ! Intéressons-nous à l’essentiel. Ce Jésus, appelé fils de Dieu par une poignée d’obscurantistes. Sa naissance serait exemplaire, lui le fils du tout puissant, né dans la pauvreté, avec pour berceau une mangeoire.

 

J’ose à peine évoquer cette scène ragoûtante, contraire à toutes les règles d’hygiène, qui nous présente comme un modèle, un malheureux bambin, installé entre deux animaux de ferme.

 

Mais, je suis bien obligé d’en parler pour être sûr que vous visualisiez bien la chose.

 

Rien ne vous choque ?

 

Rien ne vous interpelle ?

 

L’âne, le bœuf, le petit juste devant, et sur les côtés…. Oui, sur les côtés ! Un homme dit Joseph et une femme dite Marie.

 

Ça y est ! Vous réalisez ! Le fils de Dieu, le modèle pour toute l’humanité, est encadré par un homme et une femme, appelés également dans les milieux réactionnaires : père et mère.

 

Horreur, nous sommes au cœur des poncifs les plus éculés. Un enfant, fut-il fils de Dieu, Dieu lui-même, a besoin pour grandir et s’épanouir d’un papa et d’une maman.

 

Elle est où l’égalité des droits ? Joseph, le charpentier, aurait pu noblement représenter avec Gérard le bûcheron, un couple moderne, non sexuellement différencié.

 

Encore un peu et on nous expliquera que Marie, c’est plutôt l’amour maternelle et Joseph, l’autorité, que tout ça est écolo-compatible, naturel et de bon sens.

 

Ah, vous allez les voir d’un autre œil maintenant les crèches de nos églises.

 

Un homme, une femme, un enfant, le schéma type de la représentation la plus arriérée de la famille.

 

Et pendant que notre époque s’enflamme pour d’égoïstes délires, depuis des millénaires des enfants viennent à la vie équipés de ce qui se fait de mieux comme bienveillance protectrice, un père et une mère.

 

Bon et joyeux Noël à toutes et à tous.