CFTC Paris | Pas de commerce d’êtres humains
835
post-template-default,single,single-post,postid-835,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-10.0,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Pas de commerce d’êtres humains

Pas de commerce d’êtres humains

Chacun doit avoir conscience qu’aujourd’hui dans nos villes, il existe des femmes et dans une moindre mesure, des hommes, véritables esclaves urbains.

 

Qui peut se satisfaire que pour assouvir les pulsions de quelques uns, d’autres soient ravalés au rang d’objets sexuels ?

 

Banaliser l’achat ou la location d’un corps, comme le font en permanence dans les médias, nombre de nouveaux bien pensants, c’est atteindre à la dignité inaliénable de l’être humain.

 

Tous ceux qui connaissent de près ces problèmes, je pense par exemple à l’association du NID http://www.mouvementdunid.org/ qui depuis des années, effectue un admirable travail de terrain, tous ceux là peuvent témoigner du lien étroit entre prostitution et déshumanisation.

 

Quand le corps devient un consommable, c’est toute la personne qui en souffre, chair et esprit.

 

Le terreau de la prostitution, c’est la misère, financière, matérielle et parfois psychologique.

 

Qui peut imaginer que ces gamines africaines, chinoises, françaises ou roumaines ont un jour rêvé, souhaité, désiré, être le réceptacle de dizaines de mâles inconnus, aux attitudes, aux propos et à l’hygiène incertains ?

 

Poser en principe que celui qui par son argent, alimente la chaîne d’asservissement, commet un délit, c’est remettre les choses en place.

 

Observez bien l’échelle des valeurs de notre société : ne pas mettre de l’argent dans un parcmètre est aujourd’hui, sur le plan légal, plus grave que de payer pour posséder un corps humain.

 

Cela a toujours existé nous dit-on !

 

Et alors ? La belle affaire !

 

Le mépris, l’injustice, l’esclavage, aussi ! Ce n’est pas une raison pour ne pas les combattre pied à pied, jour après jour, par toutes les voies possibles, y compris légales.

 

Qui souhaite pour ceux qu’il aime, qu’un jour, il serve de paillasson sexuel à d’autres ?

 

Pour ces raisons et quelques autres, merci Madame la Ministre !

 

A la semaine prochaine !