CFTC Paris | Présidence Française de L’Union Européenne
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Présidence Française de L’Union Européenne

Présidence Française de L’Union Européenne

      Remettre l’homme au cœur de la construction européenne (02/07/08)
 
La CFTC attend de la présidence française qu’elle remette l’homme au centre de la construction européenne alors qu’aujourd’hui, c’est l’économie qui prédomine.
 
Concrètement, cela passe par une relance de l’Europe sociale en conformité avec les traités qui précisent que les règles et normes sociales doivent s’harmoniser par le haut au sein de l’Union.


La CFTC attend, également, une relance de l’Europe de la connaissance en impulsant un véritable effort en matière de recherche et développement tout en veillant à la sécurisation de nos secteurs stratégiques, notamment la fourniture et la distribution d’énergie.
 
La CFTC soutient et inscrit son action dans la stratégie de Lisbonne de créer des emplois de qualité.
 
Elle rappelle sa revendication de relancer la réflexion autour des indicateurs de Laeken de la qualité de l’emploi.
 

Nos partenaires syndicaux européens attendent beaucoup de la France, comme le déclarait John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES) le 25 juin: «nous espérons que la France portera une autre logique pour les salariés que la logique anglo-saxonne qui privilégie le business par rapport aux hommes».
 
Par le passé, la France a toujours eu une action importante, voire primordiale, en faveur de l’Europe sociale.
 
Concernant l’immigration, la CFTC, considère qu’il s’agit d’un vrai sujet qui doit être traité à la fois avec humanité et pragmatisme, loin de toute démagogie.
 
Ce volet doit impérativement prendre en compte le développement des pays les plus pauvres, notamment nos voisins du bassin méditerranéen; c’est d’ailleurs dans ce cadre, que la CFTC a signé, il y a moins d’un an, un accord de coopération avec l’UGTM (Union générale des travailleurs marocains).
 

La relance de l’Europe c’est d’abord un souffle, une vision, une espérance, et non pas une bureaucratie souvent tatillonne et fréquemment incompréhensible. Les pères fondateurs l’avaient compris qui proposaient de bâtir l’Europe de la paix dans le respect de l’identité de chacun, en utilisant l’outil industriel et économique comme moyen et non pas de bâtir l’Europe de l’économie en posant comme principe suprême la concurrence et le respect des normes financières.
 
Aujourd’hui, une question se pose: quel projet commun permettant aux peuples européens d’avancer ensemble, portons-nous? Si on ne reconnaît pas que l’Europe est d’abord un espace de civilisation largement irrigué par la tradition chrétienne, alors l’Union n’est qu’un club matérialiste qui sera ballotté au gré de la mondialisation et des rapports de force de circonstance.


Joseph Thouvenel, Secrétaire général adjoint