CFTC Paris | Quand un député s’inquiète un peu tardivement de la disparition des commerces de proximité.
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Quand un député s’inquiète un peu tardivement de la disparition des commerces de proximité.

Quand un député s’inquiète un peu tardivement de la disparition des commerces de proximité.

Nous leur avions pourtant expliqué, que favoriser les ouvertures des centres commerciaux et des grandes surfaces le dimanche, aurait pour conséquence d’accélérer la désertification des centres-villes.

 

Que lutter pour le repos dominical, c’était, aussi, préserver un équilibre qui permettait au commerçant, à l’artisan, au marché traditionnel d’ouvrir le dimanche sans avoir la concurrence directe des grandes chaînes.

 

Que les grands groupes avaient une puissance qui leur permettait de faire des campagnes de promotions – télés, radios, pub, journaux, boîtages, etc., etc. – et qu’ils ne s’en privaient pas ce que notre droguiste du coin de la rue, ou notre boucher, ne peut pas faire.

 

Que les commerces du centre-ville, c’est aussi du lien social.

 

Que nombre de personnes, notamment âgées, ont besoin de cette proximité.

 

Nous leur demandions d’avoir une cohérence dans l’aménagement de nos territoires. En soulignant que l’on ne pouvait parler de développement durable et favoriser les commerces bétonnés en périphérie, auxquels on ne peut accéder qu’en automobile.

 

Nous avions même demandé qu’avant tout mesure législative sur le dimanche, une étude d’impact soit faite, portant notamment sur la vie familiale, l’aménagement des territoires et le commerce de centre-ville.

 

Foin de tout cela ! La liberté du commerce exigeait l’ouverture de centres commerciaux et autres grandes enseignes le dimanche.

 

Aujourd’hui, Monsieur le Député s’inquiète, il veut éviter que les magasins vides ne se transforment en verrues, dit-il et ne finissent par polluer les commerces sains d’une rue ou d’une artère marchande, dont l’activité dès lors pourrait se trouver ruinée.

 

Monsieur le Député n’a pas tort !

 

Mais avant de voter une loi, il devrait réfléchir à ces conséquences !

 

Allez, parions que prochainement nous aurons un beau rapport parlementaire sur ces enfants livrés à eux-mêmes pendant que leurs parents travaillent le dimanche !

 

A la semaine prochaine !