CFTC Paris | Quelques vérités
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Quelques vérités

Quelques vérités

 

Communiqué de presse

 

 

La nuit des sous

 

 


La CFTC PARIS profitera de la « nuit des soldes« , co-organisée par la Chambre du Commerce (fermée à 17 heures 30), par l’Office du Tourisme de Paris (fermé à 19 heures) et la Mairie de Paris (fermée à 19 heures), pour informer le public des conditions réelles de travail et de rémunération des salariés du commerce.

 

1) En travaillant plus tard, les salariés gagnent plus.

 

FAUX !          

 

Il n’y a pas de règle en la matière, certaines enseignes ne donnent rien et feront récupérer les heures ultérieurement. Par exemple, aucune prime pour les démonstrateurs des Galeries Lafayette travaillant jusqu’à 21 heures toute la semaine, pour la nocturne de 22 heures « octroi exceptionnel » de chèques cadeaux.

 

2) En améliorant leurs chiffres d’affaires et en augmentant leurs bénéfices, les grands magasins vont embaucher.

 

FAUX !

     

Le Printemps annonce des bénéfices en hausse et le non-renouvellement de 60 % de ses salariés en partance. Dans les faits, cela permet de les remplacer par des intérimaires et des contrats précaires facilement éjectables.

 

3) Les salariés qui participent à la « nuit des sous » sont volontaires.

 

FAUX !

 

C’est l’employeur qui embauche, licencie, augmente ou bloque les salaires, accorde ou non des primes, fixe les dates de congé et de RTT etc., etc. Peut-on alors parler « d’agir librement sans contrainte extérieure » définition du Petit Robert ?

 

4) La situation des personnes ayant des contraintes de transport ou de personnes à charges (enfants, personnes handicapée ou âgée) a été prise en considération.

 

FAUX !

 

La vente des petites culottes, épingles à linge, cocottes minutes et autres colifichets de la consommation passe visiblement avant le respect des personnes, notamment les plus faibles.

 


5) L’opération « Soldes by Paris » a été initiée en concertation avec les représentants des salariés.

 

FAUX !

 

Les représentants des salariés n’ont pas été associés à cette opération. Ça c’est bon pour les discours en période de vœux mais pas dans la réalité.

 

6) Les salariés du commerce en ont ras-le-bol de la précarisation croissante, de la déstabilisation de leurs vies familiales et personnelles et de la faiblesse de leurs rémunérations.

 

VRAI !

 

 

 

 

Paris, le 11 janvier 2007.