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Rapport Gallois: les syndicats inquiets, la CGPME satisfaite

Rapport Gallois: les syndicats inquiets, la CGPME satisfaite

PARIS, 05 Nov. 2012 (Agence Frence Presse)

Le rapport Gallois qui préconise notamment une baisse des charges de 30 milliards d’euros pour améliorer la compétitivité des entreprises a été accueilli lundi les bras ouverts par la CGPME tandis que des syndicats se sont inquiétés de ses conséquences pour les salariés.
Alors que le gouvernement doit annoncer mardi les mesures qu’il prendrait suite à ce rapport, la CGPME l’encourage à agir sans tarder pour réduire les coûts: « Je ne voudrais pas qu’on attende fin 2013 pour prendre ces mesures qui sont essentielles, y compris pour le moral des entreprises » car on a « besoin d’un choc », a affirmé son président Jean-François Roubaud sur RTL.
Reconnaissant que « la situation économique est difficile » il propose des mesures compensatoires pour les Français qui seraient « touchés » par des hausses d’impôt.
Côte syndicats on est réservé.
Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, prévient: « Quel que soit le choix fait pour booster les investissements, celui-ci ne doit pas tuer toute velléité de croissance et affaiblir encore plus le pouvoir d’achat des salariés». Le syndicat chrétien reste dubitatif sur l’emploi de cette manne par les entreprises: « Plus de marges, nous disent les entreprises, mais pour quoi faire? Quelles garanties effectives apportent-elles sur l’utilisation de ces marges supplémentaires au bénéfice de l’investissement productif au service de notre pays et de nos emplois? », demande-t-il dans un communiqué.
L’UNSA estime aussi dans un communiqué que le « transfert d’une partie significative des charges sociales vers la fiscalité ne pourrait se faire au détriment du pouvoir d’achat des salariés. »  « Sans être, par principe, hostile à ce transfert, il faut être vigilant sur ses conséquences et éviter tout choc aux effets incontrôlables », prévient le syndicat qui accueille favorablement d’autres propositions du rapport comme l’amélioration du crédit pour l’investissement, le ciblage sur les PME, la place accordée « à la représentation des salariés« .
Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, « il n’y pas de problème de coût de travail en France ». Dans une interview au Parisien, le leader de FO rejette « la logique d’un transfert massif des cotisations vers les Français« . Selon lui, il faut « mettre l’accent sur la compétitivité dite +hors coût+ », soit « sur tout ce qui touche à l’innovation, à l’investissement, à la recherche, à la stratégie industrielle ».

(AFP) PARIS, 05 nov. 2012