CFTC Paris | Réponses aux questions posées par la CFTC PARIS aux têtes de listes aux élections régionales
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Réponses aux questions posées par la CFTC PARIS aux têtes de listes aux élections régionales

Réponses aux questions posées par la CFTC PARIS aux têtes de listes aux élections régionales

2 – Nous considérons que la formation est un volet essentiel pour la vitalité économique de la région capitale, notamment en temps de crise et de chômage de masse. Notre liste propose la création de 20 000 places supplémentaires d’apprentissage en 5 ans. Mais, au-delà de cet aspect quantitatif, c’est à un véritable état des lieux qualitatif qu’il faudrait procéder : validité des filières proposées, augmentation des places dans les filières où les candidats sont insuffisants pour répondre au besoin du marché du travail, meilleure articulation avec l’Education nationale, etc. Le chantier est immense ! De même, la Région devrait s’investir davantage dans la formation continue, pour contribuer à l’accompagnement des actifs déjà en activité ou en recherche d’emploi.

3 – La liste de Debout la République pour les élections régionales en Ile-de-France défend un projet différent – consultable à l’adresse : http://nda-iledefrance.fr/2010/notre-projet – à la fois plus concret, plus immédiat et moins coûteux que ceux avancés par les autres listes. Je précise que ce projet recueille le soutien de certaines associations de défense des usagers ou de leurs représentants, comme Jean-Claude Delarue, Président de la Fédération de Défense des Usagers des Transports et des Services Publics. Notre première mesure consiste à réparer les lignes de RER A, B, C et D dont l’entretien et le développement ont été notoirement négligés depuis leur lancement. Avec 2 milliards d’euros, soit dix fois moins que le projet délirant de « Grand Paris », beaucoup pourrait être fait rapidement pour améliorer très sensiblement l’offre, la qualité, la régularité et la sécurité des lignes RER concernées. Par ailleurs, DLR défend une zone unique de tarification pour le passe Navigo à 50 € (et 25 € pour le tarif réduit), ce afin d’encourager l’utilisation des transports en commun et mettre un terme à la criante injustice qui frappe les habitants de la grande couronne.

4 – Je fais partie de ceux qui ont combattu l’extension du travail du dimanche, considérant que cette mesure risque surtout de fragiliser celles et ceux qui n’ont pas le choix ou l’envie de polluer leur week-end pour travailler davantage. Paris est très concerné par cette mesure dont il faudra surveiller de près, au cas par cas, la mise en œuvre, notamment pour empêcher les abus auxquels, hélas, elle conduira inévitablement.

 

1/ L’emploi
Comme les autres Régions, l’Ile-de-France accorde beaucoup d’aides aux entreprises privées sous prétexte de développement économique et d’emploi, ou de soutien à la
recherche. Ces aides incluent des groupes du CAC40 qui pourtant licencient et auxquels le conseil régional n’a jamais demandé le moindre compte.
Le NPA propose de supprimer les subventions qui ne servent qu’aux capitalistes, de réserver les aides économiques à des structures telles que les coopératives ouvrières, et de réaffecter les millions que cela dégagera dans des actions de soutien à ceux et celles qui souffrent de la crise. Dans ce cadre, nous voulons créer :
– Un fonds de soutien aux travailleurs en lutte, notamment pour les salariés qui font grève contre des plans de licenciements ou de fermeture d’entreprise.
– Un fonds régional d’investissement, pour aider les travailleurs candidats à la reprise autogérée d’entreprises fermées ou démantelées par les capitalistes.
– Un office public régional de conseil aux salariés, à leurs représentants et organisations, pour les accompagner gratuitement dans leurs actions en justice et se porter partie civile, à leurs côtés, chaque fois qu’une décision patronale portera atteinte aux intérêts de la collectivité.

2/ La formation professionnelle
La politique du conseil régional, c’est, pour la seule année 2010 :
– 57 millions d’euros de subventions aux lycées privés, confessionnels et autres, dont plus de 15 millions au-delà des obligations légales.
– 329 millions pour des centres de formation d’apprentis (CFA) essentiellement contrôlés par le patronat, en application de la « grande priorité » en faveur de l’apprentissage fixée par la majorité PS-Verts-PCF-PG.
– La formation professionnelle des adultes (262 millions) en partie livrée en pâture à des officines privées, au détriment de la qualité.
Le NPA propose un changement de cap radical, en commençant par appliquer un principe simple : l’argent public doit aller exclusivement aux services publics.
C’est pourquoi nous défendons :
– Arrêt des subventions aux lycées privés, reversement de ces sommes aux lycées publics.
– Priorité aux lycées professionnel (LP) publics sur l’apprentissage.
– Intégration des CFA et de leurs personnels dans le service public.
– Les missions de formation professionnelle doivent être confiées exclusivement à des organismes publics (AFPA, GRETA…).

3/ Les transports
Le PS et ses alliés ont été incapables d’appliquer leurs promesses de 2004 (gratuité pour les chômeurs, tarification plus juste…). Dans le RER, sur la ligne 13 et ailleurs, c’est toujours la galère.
La gratuité des transports collectifs est à la fois un besoin social et une urgence écologique : car si on ne diminue pas fortement la circulation automobile, il sera impossible de faire baisser les émissions de gaz carbone qui provoquent le changement climatique. Cette mesure ne coûterait que 1,5 milliard d’euros par an, soit 20 % du budget total des transports en Ile-de-France (7,5 milliards). C’est une question de choix politique. Ainsi, l’essentiel pourrait être couvert en portant de 50 % à 100 % le financement patronal du trajet domicile-travail des salariés. Et l’on peut aussi chercher du côté des plus de 30 milliards que Sarkozy et Pécresse veulent consacrer à leur « Grand Paris » des financiers et des
multinationales…
Évidemment, la gratuité devra aller de pair avec des mesures fortes pour améliorer le réseau public, en particulier le désenclavement des quartiers populaires, le doublement des lignes les plus encombrées, la création de nouveaux trajets de banlieue à banlieue, et l’accessibilité totale pour les personnes handicapées.

4/ Le travail du dimanche
Le NPA est totalement opposé au travail du dimanche.
Celui-ci s’inscrit dans la dégradation constante des conditions de travail pour les salariés, en particulier dans le commerce. Non pas que nous pensions que le dimanche, « jour du seigneur » doive être protégés pour des raisons de pratique religieuse, mais tout simplement parce qu’il s’agit pour beaucoup de salarié du seul jour de repos régulier, permettant une vie familiale, des activités, ou simplement de se reposer. C’est un acquis des mobilisations du siècle dernier.
Nous ne sommes pas dupes des discours basés sur le travail du dimanche « au volontariat ». La pression des directions, mais aussi celle du porte-monnaie, obligent bien des salariés à travailler le dimanche, ce dont ils se passeraient bien s’ils avaient vraiment le choix et s’ils étaient mieux rémunérés pour leur travail en semaine.

 

1/ L’emploi

 

Le chômage malgré toutes les promesses et agitations de l’UMP et du PS ne cesse de croître. L’emploi ne peut être libéré en France que par des mesures à la fois structurelles et politiquement courageuses.  

 

Ceci passant non pas par la seule sacro sainte croissance, ne profitant qu’à quelques uns, mais par un véritable redressement industriel, économique et social de la France. Qui nécessite une nouvelle politique fondée sur la protection et la préférence nationale et communautaires en matière d’emploi. La renégociation au niveau national et européen des droits de douanes et de la souveraineté monétaire, une révision réaliste de la fiscalité et de l’aide aux entreprises, notamment moyennes et petites en leur ouvrant les marchés publics régionaux, en proposant des avances remboursables plutôt que des subventions, en créant une aide spécifique à l’embauche du premier salarié destinée au développement des exportations. Il faut un meilleur contrôle et une lutte plus accrue contre les dérives de monstres économiques mondialistes en situation de position dominante qui étouffent les producteurs et se moquent des consommateurs, notamment aussi par la chasse aux entreprises qui délocalisent après avoir touché des subventions. Enfin l’inversion des flux migratoires, contre une immigration de travail massive que je qualifierais de néo esclavagiste au seul profit du grand patronat et des très gros actionnaires mondialistes. Le taux de chômage des immigrés est deux fois supérieur à celui des Français. L’immigration de travail est une immigration subie qui pèse lourdement sur les comptes sociaux de la Nation

 

Les Français n’ont pas peur de se retrousser les manches, voyez ce magnifique pays qui s’est construit depuis plus de 1500 ans, ils refusent tout simplement d’être sous-payés. 

 

2/ La formation professionnelle

 

Il faut enfin que les filières professionnelles et artisanales soient favorisées et protégées, par leur publicité et la revalorisation des bas salaires

 

Publicité au sens qu’il faudra tout d’abord dresser la liste des métiers en pénurie de main d’œuvre (artisanat, bâtiment, métiers d’art, etc.) et la publier dans tous les lycées de la région. Il faut aussi revaloriser l’image du travail manuel qui devrait être une fierté et non une honte. Ensuite il faut développer des contrats régionaux d’apprentissage et ce dès 14 ans qui permettront de mieux adapter les formations proposées par la Région aux réels besoins du marché du travail. Ceci devant obligatoirement être accompagné par une formation complémentaire en continue. Il est en effet primordial de garantir à un jeune apprenti qu’il bénéficiera des mêmes opportunités d’amélioration de ses connaissances et de progression de carrière qu’un jeune diplômé de l’enseignement général.

 

Les mesures régionales s’appliqueront dans le cadre de la revalorisation générale des bas salaires, prônée par le Front National. Ceci sera possible par la chasse aux énormes gaspillages que nous avons constatés dans notre région. Frais de fonctionnement exorbitants, subventions inutiles… Nous devons mieux redistribuer l’argent au service des Français et des Franciliens d’abord. Celà vaut aussi dans le domaine du logement, du social, de la solidarité…

 

 

 

 

3/ Les transports

 

Les transports en Ile-de-France sont selon moi saturés, dégradés, sales, et lié à une trop grande insécurité. Ceci constituant un ensemble négatif qui a déshumanisé les transports collectifs.

 

La saturation des transports publics ne peut être résolue par une augmentation simpliste du nombre de trains et de rames de métros ou par l’allongement de lignes existantes. Surtout ces 10 dernières années, l’accroissement annuel du nombre de voyageurs a été tel que la seule solution consiste à revoir totalement le plan régional des déplacements urbains pour changer l’organisation du réseau. Il faut que Paris cesse d’être un goulot d’étranglement. Pour cela, il est inutile d’instaurer des péages dignes du moyen-âge, il faut densifier la desserte inter-banlieues pour créer des contournements à Paris, routiers et ferrés. Il faut mieux desservir les zones rurales pour connecter les logements des campagnes aux zones de travail de banlieue (plateau de Saclay, La Défense, pôle de Marne-la-Vallée). Enfin il faut que s’arrête la politique dogmatique de persécution des automobilistes, et intégrer un réel développement des infrastructures routières aux plans d’investissements régionaux.

 

En terme de sécurité, il faut un renforcement des contrôles dans les trains et les gares, et une réévaluation de l’emplacement et du nombre de caméras. Progressivement il faudra remplacer les actuels agents de sécurité par une vraie police ferroviaire, dotée de prérogatives judiciaires.

 

 

4/ Le travail du dimanche

 

Concernant le travail le dimanche, il y a certes des activités qui ne peuvent s’arrêter ou qui sont spécifiquement liées au dimanche mais je ne suis pas favorable à sa généralisation. Le dimanche selon moi est un jour traditionnellement fondé sur la famille, le repos, les loisirs, la liberté…

 

La mondialisation ultra libérale à l’origine de la pression à la baisse sur les salaires et l’ouverture incontrôlée des frontières économiques a donné l’idée qu’il fallait faire travailler les gens le dimanche pour répondre à la crise… L’instauration du travail dominical loin d’être une solution par la croissance et l’activité, permettant soi disant d’embaucher des chômeurs,  remettrait en cause nos traditions et nos acquis sociaux en plus de créer toujours plus de travailleurs pauvres et/ou précaires.