CFTC Paris | SYNDICALISME et DROIT DE L ‘ENFANT
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SYNDICALISME et DROIT DE L ‘ENFANT

SYNDICALISME et DROIT DE L ‘ENFANT


Chronique de J. THOUVENEL du 30.04.2013 sur Radio Notre Dame (100.7)
Lire la chronique, c’est bien ! L’écouter, c’est encore mieux !

Vous êtes un certain nombre à m’avoir demandé le texte de mon intervention du 21 mars, à la Manif pour Tous.
Je vais essayer de brièvement le résumer.
Quelles sont les raisons qui peuvent pousser un syndicaliste à prendre publiquement position dans ce débat ?
La première est que le devoir d’un syndicaliste est de lutter pour plus de justice et qu’y a t’il de plus injuste que de priver par principe un enfant de l’équilibre qu’apportent un père et une mère ?
La seconde est que le rôle d’un syndicaliste est de défendre le plus faible et qu’y a t’il de plus faible qu’un enfant ?
Le petit d’homme peut-il faire valoir ses droits inaliénables face à un adulte ?
Peut-il expliquer que pour sa construction il a besoin de connaître sa filiation ? Qu’il sait que tout être humain est né d’un homme et d’une femme et que dire le contraire est une faribole pour intellectuel de bac à sable.
Peut-il, si la vie l’a privé de ses parents génétiques ester en justice pour faire reconnaître son droit à un père et une mère s’il est adopté ?
Certainement pas !
Syndicaliste j’ai manifesté pour contester des lois votées par l’ancienne majorité. Nous étions soutenus, accompagnés, encouragés par des élus qui aujourd’hui, viennent expliquer que quand le parlement se prononce, le peuple doit humblement courber la tête et que si il en est autrement c’est que nous avons affaire à des factieux qui mettent la république en danger.
Ma vision de la liberté, de l’égalité et de la fraternité est bien autre.
Si je reconnais la légitimité du Parlement et qu’aujourd’hui, comme hier je me battrai, si il le faut pour préserver nos institutions.
Cela ne signifie pas, que je doive taire mon opinion et ne pas continuer à dire qu’une loi est mauvaise quand je considère qu’elle n’est pas bonne. Quant à ceux qui s’arrogent le droit de contester quand ils sont  dans l’opposition mais qui le dénient à d’autres quand ils forment  majorité, ils sont tout simplement porteurs de tyrannie.
Ayant le plus grand respect pour ceux qui ont combattus l’infamie nazie, j’estime intolérable la banalisation de cette horreur par certains partisans du mariage gay.
Oser, suggérer que les défenseurs des droits de l’enfant qui manifestent, massivement et pacifiquement depuis des mois puissent être liés à cette idéologie de mort, c’est non seulement infamant mais surtout insultant pour les victimes du 3éme Reich.
Enfin, quand Mme TAUBIRA nous parle d’un changement de civilisation, elle a raison.
En démocratie quand on propose un changement aussi profond, aussi engageant pour l’avenir de la société, on donne la parole au peuple.
C’est simplement, paisiblement et fermement ce que nous réclamons.


A la semaine prochaine.