CFTC Paris | Un Délégué du Personnel nous interroge :
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Un Délégué du Personnel nous interroge :

Un Délégué du Personnel nous interroge :

Qu’est ce que cela veut dire EXACTEMENT : « la CFTC couvre par un mot d’ordre de grève nationale tout salarié qui n’irait pas travailler durant la journée dite de solidarité » Comment se traduit au juste cette « couverture » ?

 

La CFTC couvre par un mot d’ordre de grève national tous salariés qui n’iraient pas travailler le lundi de Pentecôte, signifie très exactement que pour le secteur privé (le secteur public ayant une autre réglementation avec obligation de dépôt d’un préavis de grève), tout salarié que son entreprise voudrait contraindre à travailler le lundi de Pentecôte, sous prétexte de journée dite de solidarité, peut ne pas se rendre au travail ce jour là étant légalement en grève.
Par ce mot d’ordre national, la CFTC rend la grève licite.

Petit rappel : tout salarié peut utiliser son droit de grève. Cependant, un salarié ne peut pas faire grève tout seul, sauf s’il accompagne une grève nationale.

Pour être valable, la grève doit réunir trois conditions :
– un arrêt total de travail
– une concertation des salariés, donc une volonté commune (dans le cas présent, celle-ci est assurée au niveau national par la CFTC)
– des revendications professionnelles (pour le lundi de Pentecôte, il s’agit de ne pas être obligé à travailler sans être rémunéré)

Conséquence de la grève :
– en théorie, l’employeur peut retenir sur la paie, la part du salaire correspondant à la durée de la grève. En pratique, ce pose un point juridique concernant la journée dite de solidarité. Comment retenir sur la paie, le montant d’une journée de travail non rémunéré ? À ma connaissance, la Cour de Cassation n’a pas encore tranché ce cas.
– Il ne peut y avoir de mention sur le bulletin de paie de l’exercice du droit de grève.
– Aucun salarié ne peut être sanctionné pour avoir fait grève dans la mesure où celle-ci est licite. C’est-à-dire que sont respectées les conditions indiquées plus haut.